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Transat Jacques Vabre: Boris Diaw, capitaine au long cours

L’ancienne star du basket français a laisser tomber les filets des paniers pour prendre la mer avec son bateau.

Temps de lecture: 4 min

Capitaine emblématique de l’équipe de France de basket-ball, Boris Diaw préfère désormais la quiétude de la mer à l’agitation des parquets. L’ancienne star de la NBA s’est lancée dans un long tour du monde à bord de son bateau de 23 mètres.

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« Ma maison ? C’est le bateau. Et la maison est en Polynésie pour l’instant. Elle bouge et elle continue à bouger régulièrement », s’amuse auprès de l’AFP Boris Diaw, présent au Havre pour donner dimanche le coup d’envoi de la Transat Jacques Vabre.

Le basketteur est un passionné de la mer. Gamin, il adorait se balader vers la dune du Pilat, sur la côte atlantique, où il se rendait en bateau. Après quatorze années à fouler les parquets des franchises américaines des Suns de Phoenix et de Spurs de San Antonio, il a répondu à l’appel du grand large.

« C’est vraiment au moment de ma retraite sportive que je me suis dit que j’aimerais bien voyager. Et comme j’avais le temps, autant le faire à la voile ! Je ne suis pas pressé, je me suis décidé à faire un tour du monde par étapes, sur plusieurs années. Parfois je suis sur le bateau, parfois je reviens en France et aux Etats-Unis. Et je vais aussi à Malte, une île que j’aime beaucoup et où je fais de la plongée », raconte Diaw.

Le champion d’Europe 2013 a trouvé son repère.

« Ca berce »

« La mer, le bateau, ça représente vraiment la tranquillité pour moi. C’est déjà de nature non stressant, on sait quand on part mais on ne sait jamais quand on arrive. Et puis l’eau bien sûr ça calme. Dès que je suis sur le bateau j’ai l’impression d’être à la maison, d’être apaisé. Ca berce, c’est vraiment un élément que j’adore ».

Diaw a acquis un bateau en 2018, un catamaran de 23 m de long pour 11 m de large (77 pieds) – dont il a suivi la construction de bout en bout – sur les conseils de son ami ex-basketteur, Vincent Masingue. « Pour les grands gabarits, un catamaran c’est plus spacieux ! »

Le géant de 2,05 m ne se trouve pas trop à l’étroit dans sa maison flottante, à l’exception de la cabine de douche qu’il a fallu adapter.

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« Avec le pommeau de douche qui descendait, je ne passais pas dessous. Comme on ne pouvait pas vraiment relever la douche, on a creusé le bac de la douche, ça me permet de rentrer et d’être à l’aise partout dans le bateau ! », rigole-t-il encore.

Dès la mise à l’eau du voilier baptisé Babac (son surnom), Diaw a vite embarqué avec un équipage pour commencer son tour du monde. Parti de Bordeaux, il a passé six mois en mer méditerranée avant de faire sa première traversée de l’Atlantique, ralliant les îles Vierges américaines en dix-huit jours. Pour se poser avec bonheur dans les Caraïbes durant deux ans.

Amour de l’océan

Cette année, il a repris la navigation pour passer le canal de Panama et signer sa première transpacifique jusqu’à Papeete, soit 35 jours de mer. « Sur la fin, on était quand même content d’arriver ! », lance joyeusement le marin, toujours en actif dans le basket avec ses fonctions de manager général de l’équipe de France. Il reconnaît ne pas se sentir encore prêt pour l’agitation des mers australes.

« C’était au mois de juin, juste avant le début de la préparation aux Jeux olympiques avec l’équipe de France. D’ailleurs j’aurais pu arriver un peu en retard, heureusement que j’ai eu du bon vent ! Ca m’a permis d’arriver à l’heure, de commencer la préparation, de faire les Jeux olympiques », se souvient le Bleu avec malice.

L’ancien compétiteur regarde avec une pointe d’envie les 158 skippers prêts à batailler lors de la Transat Jacques Vabre, la course au large en double.

« Je n’ai clairement pas le temps aujourd’hui de me préparer, on ne peut pas s’improviser pour ce genre d’épopée. Mais pourquoi pas un jour parce que c’est quelque chose qui me plaît, j’ai beaucoup de respect pour ceux qui font ça, je ne serai pas en capacité de le faire aujourd’hui ».

« Pour l’instant, je ne suis pas dans la recherche du chrono ou de la course mais du plaisir, de la voile, et de prendre son temps. Tous les marins ont ce rapport-là à l’océan, à la fois un respect et un amour de l’océan », glisse-t-il.

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