Accueil Monde Amériques

Nicaragua: fin des élections, Ortega assuré de rester au pouvoir

Les Etats-Unis ont vigoureusement dénoncé le scrutin organisé au Nicaragua, alors que le président Daniel Ortega est assuré d’être réélu pour un quatrième mandat de cinq ans après les élections de dimanche. Elles sont qualifiées de « comédie » par Washington.

Temps de lecture: 3 min

r Le président du Nicaragua Daniel Ortega est assuré d’être réélu pour un quatrième mandat de cinq ans après les élections de dimanche, qualifiées de « comédie » par Washington et dont la seule inconnue est le taux d’abstention puisque tous les rivaux sérieux du chef de l’Etat ont été placés en détention.

Les bureaux de vote ont fermé à 18 heures et les premiers résultats étaient attendus vers minuit (6 heures GMT), selon le tribunal électoral. Seul le taux de participation pourrait donner une idée de l’adhésion réelle des Nicaraguayens au « ticket » formé par Daniel Ortega, 76 ans et son épouse Rosario Murillo, 70 ans, vice-présidente depuis 2017.

« Ni libre, ni juste, ni démocratique »

Les Etats-Unis ont vigoureusement dénoncé le scrutin. « Ce que le président du Nicaragua et son épouse, la vice-présidente Rosario Murillo, ont orchestré aujourd’hui est une élection pantomime qui n’était ni libre, ni juste, et certainement pas démocratique », a déclaré le président américain Joe Biden, cité dans un communiqué de la Maison-Blanche sur « les élections-comédie au Nicaragua ».

A l’inverse, le président du Venezuela Nicolas Maduro a félicité son homologue sans attendre le résultat. « L’impérialisme et ses alliés rampants en Europe pointent du doigt le Nicaragua, mais il y a des gens qui aiment le Nicaragua, il y a des gens qui défendent le Nicaragua », a-t-il affirmé dans une allocution télévisée, annonçant son intention de se rendre prochainement dans le pays d’Amérique centrale.

Les rues étaient quasi désertes dimanche à Managua. Craignant une faible participation, le Front sandiniste de libération nationale (FSLN, ex-guérilla au pouvoir) a organisé durant la journée des tournées de porte-à-porte pour mobiliser les électeurs.

Chasse aux opposants

Trois ans après la répression qui a fait plus de 300 morts parmi les manifestants qui exigeaient au printemps 2018 la démission de Daniel Ortega, et six mois avant le scrutin, la chasse aux opposants fait rage : 39 personnalités politiques, hommes d’affaires, paysans, étudiants et journalistes ont été arrêtés depuis juin. Parmi eux, les sept candidats potentiels susceptibles de constituer une menace pour le président sortant.

Favorite de l’opposition dans les sondages, Cristiana Chamorro, 67 ans, fille de l’ex-présidente Violeta Chamorro (1990-1997), a été la première arrêtée, le 2 juin, et placée en détention à domicile.

Les opposants sont accusés d’atteinte à la souveraineté nationale, de soutenir les sanctions internationales contre le Nicaragua, de « trahison de la patrie » ou de « blanchiment d’argent », en vertu de lois votées fin 2020 par le Parlement, acquis à l’exécutif, tout comme le pouvoir judiciaire et le tribunal électoral.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

0 Commentaire

Sur le même sujet

Aussi en Amériques

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs