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A qui la faute? Ce que les experts pensent de la quatrième vague

La quatrième vague fait parler d’elle, les chiffres augmentent. La grande majorité des personnes hospitalisées ne sont pas vaccinées. Leur doit-on cette quatrième vague ?

Temps de lecture: 3 min

Les experts ne sont pas tous d’accord sur les causes de l’augmentation des chiffres de la crise sanitaire. Est-ce la faute des non-vaccinés ? Pour le microbiologiste Emmanuel André sur Twitter : « Derrière les prétentions de “liberté” des personnes adultes qui refusent le vaccin, se cache de plus en plus souvent un égocentrisme à peine dissimulé, imposant aux autres sa propre incapacité à agir dans une logique collective. » Pour lui, ce sont les autres qui paient les conséquences de ce choix de ne pas se faire vacciner.

Nathan Clumeck, professeur spécialiste des maladies infectieuses, était l’invité de LN24 ce lundi matin. Selon lui, pour agir en anticipation de la prochaine vague, ce n’est pas simple. « Ce que nous vivons, ça va nous arriver encore. Après cette quatrième vague, on ne sait pas ce qui nous attend. On parle déjà d’un variant delta+. »

Pour ce spécialiste, il faut se faire vacciner. Il évoquait d’ailleurs l’obligation vaccinale pour le personnel soignant dès avril. « Ceux qui ne sont pas vaccinés meurent ou sont hospitalisés. » C’est aussi pénible pour les autres patients qui veulent se faire soigner à l’hôpital pour autre chose. Pour Nathan Clumeck, ces personnes en ont marre, parce qu’il y a des gens qui ne sont pas vaccinés, sont atteints du covid et viennent prendre leur place à l’hôpital. Pour lui, rien ne justifie qu’une personne ne se fasse pas vacciner.

« Une erreur de simplifier ainsi »

La quatrième vague est-elle donc la faute des non-vaccinés ? Pour Yves Coppieters, épidémiologiste à l’ULB, ce n’est pas le cas, « ce serait une erreur de simplifier ainsi ». Pour lui, « vaccinés ou non, les gens continuent à se faire contaminer », selon Sudinfo.

Presque que des non-vaccinés hospitalisés

Charlotte Martin, infectiologue au CHU Saint-Pierre explique la situation dans son hôpital. « Si on avait que des vaccinés hospitalisés, on aurait que deux personnes. » Sur 25 des patients hospitalisés pour covid, seuls deux ont reçu leurs doses de vaccin. Selon RTL Info, avec plus de 7.000 nouveaux cas par jour en moyenne la semaine dernière, « je pense qu’on peut clairement dire que c’est en train de déraper ».

La faute à l’ensemble du système ?

Le président de l’Absym (Association belge des syndicats médicaux) Luc Herry attribue la faute à l’ensemble du système selon Sudinfo. « Cette quatrième vague, c’est la faute aux non-vaccinés, mais aussi à ceux qui ne portent plus ou mal le masque, à ceux qui ne respectent plus les gestes barrières, à ceux qui ne respectent plus les quarantaines. »

Pour Nathan Clumeck et Frank Vandenbroucke, le ministre fédéral de la Santé (Vooruit), la vaccination est une mesure supplémentaire pour se protéger du virus. Tout comme le Covid Safe Ticket tout seul ne suffit pas. Il ne faut pas hésiter à porter le masque, surtout lorsqu’on a des comorbidités.

Changer le nom du Covid Safe Ticket

Le virologue flamand, Marc Van Ranst, a indiqué dans un tweet qu’il souhaitait que le Covid Safe Ticket change de nom. D’après lui, son nom n’est pas correct. « A partir de maintenant, appelons cela le “pass covid” ou le “certificat covid” à la place de Covid Safe Ticket. La référence au mot “sûr” crée une attente erronée d’une sécurité totale », a-t-il tweeté.

> Podcast – Tout savoir sur le Covid Safe Ticket et ses sanctions

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72 Commentaires

  • Posté par curto calogero, mardi 9 novembre 2021, 21:15

    Aujourd'hui, le virus parmi les vacciner et non vacciner, une chose qui peut ralentir cette circulation parmi les citoyens, c'est d'être plus rigoureux en cas de contaminations, ou contact suspect, ils faut impérativement respecter les consignes d'isolement et de quarantaines, nous devons être plus rigoureux sur se point et bien les respecter, aujourd'hui se comportement n'est plus très bien respecter, ni rappeler en suffisance, ni contrôler en suffisance. vous avez eux un comportement a risque signaler le, et isoler vous. Cela réduira un peu la circulation du virus

  • Posté par Tromme Olivier, mardi 9 novembre 2021, 16:15

    Bonjour Le Soir, sur quelle base affirmez vous que "La grande majorité des personnes hospitalisées ne sont pas vaccinées" en début d'article ? Suivant le dernier bulletin épidémiologie hebdomadaire de Sciensano (5 nov. p29), du 18 au 31 octobre, 565 patients sur 1565 admissions n'étaient pas vaccinés... Ça fait un tiers, pas vraiment une grande majorité. Des données plus récentes m'auraient elles échappé ?

  • Posté par STORDIAU Pierre, mercredi 10 novembre 2021, 21:33

    Cher monsieur Tromme . C'est pourtant simple : vous prenez le rapport des malades "non vacc. hospitalisé"/ Total non vacc. ET les malades "vacc. hospitalisé" / Total vacc. >>> Vous voyez bien que le premier groupe; composé de "non vaccinés" forment la grande majorité des personnes malades covid ! Votre erreur c'était de mélanger les 2 groupes (en faisant le ratio ... de pommes avec des poires!). Capito? Utilisez correctement les chiffres pour CHAQUE catégorie et vous arriverez à la conclusion précitée. C'est tout.

  • Posté par Tromme Olivier, mardi 9 novembre 2021, 23:20

    "La grande majorité des personnes hospitalisées ne sont pas vaccinées" implique bien un numérateur et un dénominateur. Dans cette affirmation, le nombre de patients hospitalisés et vaccinés est le numérateur, le nombre de patients hospitalisés, vaccinés ou non, est le denominateur. Le reste de la population n'entre pas en ligne de compte dans cette phrase.

  • Posté par Tromme Olivier, mardi 9 novembre 2021, 23:20

    "La grande majorité des personnes hospitalisées ne sont pas vaccinées" implique bien un numérateur et un dénominateur. Dans cette affirmation, le nombre de patients hospitalisés et vaccinés est le numérateur, le nombre de patients hospitalisés, vaccinés ou non, est le denominateur. Le reste de la population n'entre pas en ligne de compte dans cette phrase.

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