Accueil Le direct Le direct économie

Coronavirus - Une reprise vigoureuse mais de plus en plus entravée par les contraintes d'offre (ERMG)

Les entreprises belges font état d'une solide reprise de leur chiffre d'affaires après la crise du coronavirus, celui du mois dernier dépassant de 9% celui d'octobre 2019, ressort-il lundi d'une enquête auprès de plus de 2.200 entreprises et indépendants menée par l'Economic Risk Management Group (ERMG), créé pour guider le pays à travers la crise économique. Mauvaise nouvelle cependant: les contraintes d'offre que représentent les problèmes d'approvisionnement, la hausse des coûts des intrants et la pénurie de main-d'œuvre pèsent à l'heure actuelle sur cette reprise. La plupart des entreprises s'attendent d'ailleurs à ce que ces problèmes d'approvisionnement se prolongent jusqu'à la mi- ou la fin 2022 et à ce que l'augmentation sensible des prix de vente se poursuive au cours des six prochains mois.
Temps de lecture: 3 min

La Banque nationale (BNB) et les fédérations d'entreprises et d'indépendants (Beci, SNI, UCM, Unizo, UWE, Voka et FEB) qui ont mené cette enquête (fin octobre) constatent une hétérogénéité plus grande que d'habitude: la reprise n'est pas aussi forte dans tous les secteurs et même au sein des secteurs, il existe de grandes différences.

De manière générale, les catégories qui avaient été plus touchées pendant la crise du Covid-19 - c'est-à-dire les indépendants, les plus petites structures et les secteurs pour lesquels les contacts sociaux sont au cœur de l'activité - indiquent que leur chiffre d'affaires reste actuellement inférieur à celui d'il y a deux ans, sans doute parce que le rebond est toujours entravé par les changements dans les habitudes ou les craintes des consommateurs.

Sans les contraintes d'offre précitées, l'économie aurait été en mesure de digérer la crise beaucoup plus facilement et aurait déjà retrouvé ou dépassé la trajectoire de croissance escomptée auparavant, estiment les entreprises interrogées.

Globalement, tous les secteurs d'activité se disent négativement impactés par ces contraintes d'offre. La pénurie de main-d'œuvre s'est notamment accentuée. Près de six entreprises sur dix (indépendants exclus) y sont confrontées. Pour 17% d'entre elles, il s'agit même d'une forte pénurie.

Au-delà de la vigueur de la reprise et de la demande accrue, ce phénomène est également dû à des départs volontaires plus nombreux et aux problèmes de recrutement de nouveaux employés.

Tout cela exerce une pression sur les salaires, surtout en Flandre où le taux d'emploi est plus élevé qu'ailleurs dans le pays, observent encore la BNB et les fédérations d'entreprises et d'indépendants. Le salaire est, par contre, moins considéré comme étant la cause de problèmes de recrutement en Région wallonne.

Trois quarts des entreprises interrogées s'attendent à ce que les problèmes d'approvisionnement persistent jusque mi- ou fin 2022. Elles font aussi état d'une majoration moyenne de 6% de leurs prix de vente au cours des six derniers mois et s'attendent à une hausse d'une ampleur similaire au cours du prochain semestre. L'augmentation des prix devrait être plus marquée encore dans les secteurs dont l'activité dépend fondamentalement des intrants (c'est-à-dire les produits énergétiques, les produits intermédiaires, les matières premières, le transport, l'emballage, etc.), comme celui de la vente en gros (+30% sur un an).

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

0 Commentaire

Aussi en Direct économie

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs