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Le Centre bruxellois de prise en charge des violences sexuelles agrandi au printemps 2022

Après 4 ans, le centre bruxellois a pris en charge plus de 2.000 personnes et, ces derniers mois, sa fréquentation a encore augmenté.

Temps de lecture: 3 min

Le Centre de prise en charge des violences sexuelles (CPVS) de Bruxelles verra ses locaux s’agrandir au printemps 2022, a annoncé lundi le CHU Saint-Pierre, qui coordonne dans la capitale cette infrastructure d’accueil offrant aux victimes de violences sexuelles un soutien pluridisciplinaire dans un même lieu. Prévu pour accueillir 300 victimes par an, le centre est venu en aide à plus de 2.000 personnes au total après quatre ans.

Dès la première année, le centre bruxellois a pris en charge 474 personnes et, ces derniers mois, sa fréquentation a encore augmenté « au point de rendre la prise en charge moins adaptée au confort des victimes et des équipes », pointe le CHU Saint-Pierre. Les CPVS regroupent au sein de leurs équipes plusieurs professionnels spécialement formés à la problématique du viol : sages-femmes, légistes, psychologues, médecins, inspecteurs des mœurs travaillant en étroite collaboration avec le parquet, pour un soutien immédiat (et gratuit) afin de diminuer les conséquences néfastes de cet événement traumatisant.

Un cadre adéquat

Le besoin d’extension des locaux est devenu indispensable, souligne le centre. « Une solution d’agrandissement a pu être dégagée dans les locaux attenants à l’hôpital comme le veut le projet initial », s’est-il réjoui. « Cela nous permettra d’une part d’accueillir toutes les victimes ayant besoin de notre prise en charge et, d’autre part, de collaborer avec toutes les zones de police de Bruxelles et, ce, dans un cadre adéquat, autant pour les victimes que pour tous les professionnels impliqués », a souligné la gynécologue et médecin responsable du centre, Christine Gilles.

Les travaux doivent bientôt commencer, pour une inauguration prévue au printemps 2022.

« La surface (du centre, NDLR) va être multipliée par six : il pourra dès lors faire face à l’augmentation du nombre de victimes, consolider son partenariat avec la zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles et étendre sa collaboration aux cinq autres zones de police de la Région de Bruxelles-Capitale », a expliqué la secrétaire d’État à l’Égalité des genres, des chances et à la Diversité, Sarah Schlitz, en charge des CPVS. « Les dénonciations des violences sexuelles via le mouvement #BalanceTonBar montrent à quel point c’était nécessaire », a-t-elle ajouté, en référence aux témoignages de femmes droguées dans des bars et cafés puis agressées sexuellement qui déferle depuis un mois sous ce hashtag.

« Il est crucial que le CPVS puisse bénéficier des meilleures infrastructures qui soient, car son action est aussi porteuse qu’indispensable, notamment en matière de libération de la parole », a abondé le chef de corps de la zone de Bruxelles-Capitale/Ixelles. « Personne ne devrait rester seul ou seule face à pareil traumatisme. »

Depuis 2017, la Belgique compte trois CPVS, situés à Bruxelles, Gand et Liège. De nouveaux établissements seront inaugurés en 2022 à Charleroi, Anvers et Louvain, et d’autres suivront pour 2024, dotant, à terme, chaque province de son Centre de prise en charge des violences sexuelles.

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