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Des milliers de migrants massés à la frontière polonaise, Varsovie craint l’escalade

Des milliers de migrants sont massés à la frontière entre la Pologne et la Biéolorussie.

Temps de lecture: 2 min

La Pologne s’est inquiétée lundi d’une escalade à sa frontière avec la Biélorussie, aux confins de l’Union européenne, où des milliers de migrants sont massés, les Occidentaux dénonçant une tactique «inacceptable» de Minsk.

«Les forces du ministère de l’Intérieur et des soldats ont réussi à stopper la première tentative de passer la frontière en masse», a assuré sur Twitter le ministre polonais de la Défense.

«Les migrants ont installé un camp dans les environs de Kuznica. Ils sont gardés en permanence par les services bélarusses», a-t-il ajouté.

La police aux frontières polonaise a diffusé des vidéos sur Twitter montrant des migrants, principalement originaires du Moyen-Orient, munis de cutters et de branches pour essayer de forcer le passage de la frontière, hérissée de barbelés coupants, tandis que des policiers polonais en tenue antiémeute veillaient au grain.

Le porte-parole du gouvernement polonais Piotr Muller a déclaré à la presse qu’au total 3.000 à 4.000 migrants s’étaient massés près de la frontière.

«Nous craignons qu’il ne puisse y avoir une escalade de ce type d’actions à la frontière polonaise dans un avenir proche et de nature armée», a ajouté M. Muller, accusant à nouveau des personnes «liées aux services secrets bélarusses» d’être derrière ces tentatives de passage illégal de migrants.

A Varsovie, une cellule de crise gouvernementale, à laquelle participent le Premier ministre Mateusz Morawiecki, ainsi que les ministres de l’Intérieur et de la Défense, s’est réunie en début d’après-midi. «Nous nous préparons à tous les scénarios», a écrit sur Twitter le ministre de l’Intérieur Mariusz Kaminski.

L’Union européenne a accusé le président bélarusse Alexandre Loukachenko d’orchestrer l’arrivée de cette vague de migrants et de réfugiés en réponse aux sanctions européennes décidées après la répression brutale dont l’opposition a été la victime.

Des accusations balayées par les autorités bélarusses.

«Tous ces gens, dont des femmes et des enfants, ne présentent aucune menace pour la sécurité et n’ont rien d’agressif», a rétorqué un responsable des garde-frontières bélarusses, Anton Bychkovsky.

Au moins dix migrants sont morts jusqu’à présent dans la région, dont sept du côté polonais de la frontière, selon le quotidien polonais Gazeta Wyborcza.

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1 Commentaire

  • Posté par Wauters Francis, mardi 9 novembre 2021, 11:44

    C est bien évidemment un drame pour ces pauvres gens qui à la frontière polonaise comme en Méditerranée doivent risquer leur vie pour espérer un avenir meilleur. Ceci dit on ne va certainement pas plaindre le gouvernement polonais qui a toujours refusé de prendre sa part de réfugiés tant qu il n y avait que les pays du sud de l Europe qui étaient concernés.

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