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Nouvelle action des aide-ménagères le 18 novembre

Les négociations sur les salaires et conditions de travail des 150.000 aide-ménagères actives sous le régime des titres-services en Belgique sont au point mort, indiquent les syndicats en front commun mercredi. Ils annoncent d'emblée une nouvelle action le 18 novembre, à la veille d'une réunion planifiée avec la fédération sectorielle Federgon.
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"Les frais de déplacement restent la pierre d'achoppement", explique Sébastien Dupanloup (FGTB). Les indemnités de déplacement perçues par les aide-ménagères sont d'à peine 13 centimes par km, loin de couvrir leurs frais réels. "Pour certaines, les frais de déplacement peuvent vite représenter 10% du salaire", poursuit M. Dupanloup. "Les employeurs ne donnent pas les moyens aux aide-ménagères de vivre de leur travail" et les obligent de la sorte - en devant avoir un véhicule pour se rendre de clients en clients - à "payer pour travailler", dénonce le syndicat.

Une action des aide-ménagères est prévue jeudi prochain à Bruxelles, à la veille d'une nouvelle réunion avec la fédération Federgon, sur laquelle les syndicats font pression pour obtenir le défraiement classique de 37 centimes au kilomètre. "Mais la tenue de la réunion reste hypothétique", selon M. Dupanloup. "On attend que Federgon nous donne la preuve d'ici-là qu'elle a le mandat pour négocier."

Du côté de la fédération on se dit "déçu", en évoquant des négociations qui "se déroulent de manière constructive". "Ce n'est pas une manière correcte de négocier", estime-t-elle.

Federgon reconnait qu'il "est désormais bien connu que le secteur des titres-services est sous-financé". "Ce qui fait que les attentes souvent justifiées de nos aide-ménagères sont de plus en plus en décalage, et même aujourd'hui ne sont plus compatibles, avec la capacité des employeurs à y répondre". "Nous tenons à rappeler que le politique a les cartes en main pour améliorer durablement le financement de ce secteur à haute valeur ajoutée sociale", souligne encore Ann Cattelain, CEO de Federgon. Un argument également pointé par la FGTB, qui estime que la loi de 1996 "bloque totalement l'augmentation" des salaires.

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