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Joggeuse retrouvée en France: les mystères autour de l’enquête

Malgré le fait que la jeune femme ait été retrouvée vivante, de nombreuses zones d’ombre persistent.

Temps de lecture: 4 min

Vingt-quatre heures après sa disparition en Mayenne, la joggeuse de 17 ans a été retrouvée vivante à Sablé-sur-Sarthe (Sarthe), a annoncé mardi soir la procureure de la République de Laval Céline Maigné. « La gendarmerie a été avisée et confirme la découverte, vivante, de la jeune fille disparue hier. Celle-ci va être médicalement prise en charge pour s’assurer de son état de santé », a annoncé Mme Maigné, ajoutant que les investigations « vont se poursuivre pour préciser son emploi du temps de cette dernière journée ».

Interrogée par l’AFP, Mme Maigné a précisé que la découverte avait été faite à Sablé-sur-Sarthe, à une dizaine de kilomètres du domicile de la jeune lycéenne, et que le parquet communiquerait mercredi dans la journée. Selon un photographe de l’AFP, la rue Gambetta de Sablé-sur-Sarthe, qui mène à Laval, était totalement bouclée par les forces de l’ordre mardi soir.

« C’est un très gros soulagement pour elle et pour la famille. Elle a été retrouvée dans un kebab rue Gambetta », a indiqué à l’AFP le maire de Sablé-sur-Sarthe, Nicolas Leudière. « Elle est avec des médecins et avec les enquêteurs de la section de recherches d’Angers. Elle était extrêmement choquée et avait des égratignures », a ajouté l’élu.

Où en est l’enquête ?

Une enquête pour enlèvement et séquestration avait été ouverte, au lendemain de la mystérieuse disparition de cette jeune lycéenne, mobilisant quelque 200 militaires pour tenter de la retrouver. « Cette qualification d’enlèvement et séquestration est punie d’une peine délictuelle dans l’hypothèse où l’auteur des faits libère volontairement et rapidement la personne retenue », avait déclaré en fin d’après-midi la procureure devant la presse, semblant s’adresser à un éventuel ravisseur.

La procureure avait toutefois souligné que les « premiers éléments recueillis » ne permettaient « en l’état d’écarter aucune piste, qu’elle soit criminelle, accidentelle ou de fugue ».

Que s’est-il passé ?

La jeune fille était partie de son domicile à Saint-Brice lundi vers 16h pour faire un jogging, « une activité qui lui est habituelle », selon la magistrate.

Sa disparition avait été signalée lundi à 18h40 à la gendarmerie par ses parents. « Son père, alerté par la durée de son absence, s’est rendu sur le parcours qu’elle effectue généralement et ne l’y a pas retrouvée », avait précisé Mme Maigné. « Ses recherches l’ont amené à découvrir différents effets qu’il reconnaît comme appartenant à sa fille et qui sont en cours d’exploitation ».

Lors de son point presse, la procureure avait décrit une jeune fille « parfaitement insérée, entourée, sportive, qui poursuit ses études dans un lycée de la région ».

Une garde à vue

D’après l’application Strava, qui permet de partager ses performances sportives grâce à un suivi GPS, la jeune fille avait l’habitude d’effectuer une boucle d’environ 5 km, en 25 minutes, au nord du bourg de Saint-Brice. Lundi, son parcours s’est interrompu au bout de 5 minutes, à un kilomètre seulement de son domicile, à l’intersection de deux routes dans une zone non boisée, près de la forêt domaniale de Bellebranche.

Un homme en état d’ébriété avait été placé en garde à vue lundi soir, « afin de permettre d’éclaircir son emploi du temps au vu des quelques incohérences lors de ses premières déclarations », avait précisé Mme Maigné, qui n’avait alors pas exclu sa remise en liberté dès mardi. L’homme a finalement été mis hors de cause mercredi soir.

Un dispositif important

Deux cents gendarmes ont été mobilisés jusqu’à la découverte de la jeune fille, des plongeurs, des équipes cynophiles et à cheval, ainsi que des hélicoptères. Le terrain est « difficile car étendu », avait souligné la procureure, évoquant une zone de 190 hectares autour du domicile des parents, partiellement boisée et parsemée d’étendues d’eau.

Toute la journée de mardi, de nombreux véhicules de gendarmerie, notamment les camionnettes des techniciens en identification criminelle, sillonnaient les routes de Saint-Brice, petite commune rurale de 530 personnes, à l’habitat très dispersé.

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