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Un cap pour l’Europe de la Défense

L’Union européenne va s’équiper d’une « boussole stratégique » pour la gestion de crise dans son voisinage et au-delà. Un outil nécessaire pour affirmer son autonomie en matière de Défense.

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Journaliste au service Monde Temps de lecture: 3 min

L’Europe est en danger, son espace stratégique est contesté et rétrécit : le fameux « soft power » de l’Union européenne ne suffit plus pour prospérer, voire survivre, dans un monde à couteaux tirés. Il faut du « hard ». L’avertissement, comme il le dit, est lancé par Josep Borrell. Le haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Sécurité a été chargé par les Vingt-Sept de produire, avec ses services, une « boussole stratégique » pour l’UE.

Les pacifistes, les partisans de la non-violence, ceux qui rêvent d’un monde sans guerre se méfieront de cette tonalité martiale. Ils redouteront une militarisation de cette Union, prix Nobel… de la paix en 2012. La non-intervention pour ne pas exacerber les tensions ? Sauver la paix en renonçant à la guerre ? La question taraude depuis longtemps ; le peuple syrien ou, avant lui, les républicains espagnols ne l’ignorent pas.

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6 Commentaires

  • Posté par Desmet Marc, vendredi 12 novembre 2021, 20:14

    Il est vrai que nous sommes nuls pour nous défendre mais difficile de financer une armée quand l'argent part aux paradis fiscaux. Surtout ne pas faire confiance aux discours russes... Leurs bombardiers violent régulièrement les espaces aériens... ils massent en ce moment des troupes à la frontière Ukrainienne pour réagir à une "provocation" (comme ils disent) mais surtout pour venir en aide rapidement au "camarade " Loukachenkoko en cas de soulèvement dans sa dictature.

  • Posté par Frissen Jean-Marie, vendredi 12 novembre 2021, 15:10

    C'est bien trop tard. Comme le dit très justement l'excellent politologue Thomas Gomart dans son "Affolement du monde : 10 enjeux géopolitiques", en matière internationale, les rapports de force l'emportent sur les utopies. Et en ce sens, l'Allemagne se réfugie depuis longtemps derrière son atlantisme radical (ainsi que les Pays-Bas, sans parler des pays d'Europe de l'Est sur lesquels il ne faut même pas compter) de peur de froisser l'ami américain qui a tant fait pour relancer l'Allemagne après la guerre et en a fait - avec le Japon - son relais économique principal à une certaine époque. Merci à Trump d'avoir été ce qu'il est et d'avoir ouvert les yeux des Allemands sur ce que sont devenus les Etats-Unis aujourd'hui (eux qui adorent ne pas parler de l'Europe, et s'ils en parlent, il faut que ce soit en mal). Ce que je crains c'est que les Allemands pensent (ou aiment penser) que la fin de Trump est la fin du trumpisme, sorte de parenthèse malheureuse qu'on peut maintenant oublier. Obama déjà avait fait pivoter son pays vers le Pacifique et Biden a les yeux tournés vers l'Asie en exigeant de nous de nous positionner dans la guerre éventuelle que les deux géants se feront. En attendant le successeur de Biden (ou Harris) qui sera un trumpiste à n'en point douter vu la dérive fascisante qui touche ce pays aujourd'hui. Nous sommes pris au piège, désarmés, totalement dépendant d'une OTAN "en état de quasi mort cérébrale" grâce à la Turquie notamment et sommés demain de prendre les armes si nécessaire dans une guerre qui ne concernent que des dominants. Les USA ont maximum 10 ans devant eux pour conserver leur leadership militaire. Ils ont donc 10 ans pour déclarer la guerre à la Chine et trouveront une bonne raison de la faire. Nous avons donc trop peu de temps pour développer nos stratégies, notre intelligence artificielle et nos armements. C'est trop tard. L'Europe de la défense est à l'image de l'Europe : construite de manière chaotique, sans beaucoup de réflexion et dans l'intérêt de quelques pays marchands au détriment de la périphérie. Peut-on tomber amoureux de l'Europe aujourd'hui ? Espérer des lendemains qui chantent quand la cigale s'est endormie si longtemps ? J'en doute. Il nous reste notre seule arme, et elle est de poids mais sous-utilisée par peur de froisser les nations purement mercantiles : l'économie. Quant on fera jouer cette arme magique en en acceptant les retours de flamme qui ne seront en rien comparables aux dégâts infligés aux ennemis, alors l'UE aura peut-être un rôle à jouer.

  • Posté par Staquet Jean-Marie, vendredi 12 novembre 2021, 11:45

    LOL. Rien à ajouter....

  • Posté par D Marc, vendredi 12 novembre 2021, 11:05

    Force d'intervention rapide de l'UE : 5.000 militaires. France : 200.000 militaires; Chine : 2.000.000 soldats; Etats-Unis : 1.500.000 militaires. La force armée annoncée de l'UE fait un peu "ridicule".

  • Posté par Sabbe Dominique, vendredi 12 novembre 2021, 10:52

    OUF ! Le bon sens semble enfin pointer son nez dans les antichambres de l'UE. Mais pourquoi avoir pris tant de temps pour se défaire de cet angélisme quasi religieux tant dans les Etats membres que dans les structures de l'Union ? Excellent sujet de réflexion pour ce journal si abordé sans biais. Il ne s'agit pas de pointer du doigt vers les méchants, la presse s'en charge au quotidien, mais de permettre à l'UE d' évoluer sereinement dans les espaces du monde contemporain en tenant compte tout simplement de la nature profonde de l'homme, avec ses grandeurs et ses travers.

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