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Enchères à New York: l’art contemporain tient la forme

Les ventes ont atteint un total de 219 millions de dollars et 58 % des lots se sont vendus au-dessus de l’estimation haute.

Temps de lecture: 3 min

La première semaine des ventes aux enchères d’automne à New York a confirmé la bonne santé du marché annoncée par Christie’s et Sotheby’s. Si cette dernière ne lancera ses ventes que lundi prochain, Christie’s a déjà fait fort cette semaine avec, notamment, des records pour Caillebotte et pour une aquarelle de Van Gogh.

C’est toutefois l’art contemporain qui a lancé la saison dès mardi avec plus de 200 millions de dollars chez Christie’s, dont un Basquiat à 40 millions de dollars et une pluie de records.

Signe de la vitalité du marché de l’art contemporain, les quarante lots de cette vente « 21e siècle » ont tous trouvé acheteur, depuis la salle des ventes de Christie’s, au Rockefeller center.

Les ventes ont atteint un total de 219 millions de dollars et 58 % des lots se sont vendus au-dessus de l’estimation haute, a précisé Christie’s.

La maison d’enchères retrouvait le public, après plusieurs saisons entièrement virtuelles à cause de la pandémie, mais dans un format hybride, où il était possible d’enchérir physiquement depuis la salle, via des salles connectées à Londres et Hong-Kong, ou encore en ligne. Des enchères ont été enregistrées depuis 27 pays.

L’oeuvre la plus attendue, « The Guild of gold teeth », toile monumentale de Jean-Michel Basquiat, l’un des artistes qui domine les enchères depuis des années, est partie à 40 millions de dollars. « Flash in Naples », une autre peinture du créateur new-yorkais mort à 27 ans, en 1988, a été vendue 19,8 millions de dollars.

Juste en dessous de Basquiat, l’Ecossais Peter Doig a aussi atteint mardi soir près de 40 millions de dollars (39,8), pour une toile, « Swamped », peinte en 1990. Un record pour le Britannique, l’un des plus performants aussi sur le marché de l’art.

Deux toiles du street artist britannique Banksy, « Sunflowers from Petrol Station » et « Monkey Detonator », ont été vendues respectivement à 14,5 millions de dollars et à 2,19 millions de dollars.

« Human one », la première œuvre « physique » de l’artiste américain Beeple, connu pour ses œuvres digitales et détenteur du record du NFT -- objet numérique unique -- le plus cher au vendu aux enchères (69,3 millions de dollars en mars), est partie à 28,9 millions de dollars.

L’installation, un pilier de quatre écrans LED de deux mètres de hauteur tournant sur lui-même, représente l’image d’un humain en combinaison futuriste, type Daft Punk, qui avance dans un décor évoluant entre végétation, désert et glacier.

Mais ce qui rend unique cette œuvre, vendue avec un NFT, c’est qu’elle a la particularité d’être modifiée à distance par l’artiste, via la technologie de la blockchain.

Durant la soirée, dix artistes ont battu leur record d’enchères, comme les afro-américains Rashid Johnson (2,5 millions de dollars) ou Stanley Whitney (1,2 million). Les œuvres de la peintre née en Chine Xinyi Cheng, de l’Américaine Hilary Pecis ou du Suisse Nicolas Party se sont vendues dix fois plus cher que l’estimation initiale, entre 300.000 et 3,2 millions de dollars. (afp)

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