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Christine Defraigne sur les inondations: «J’ai cru que Liège allait y passer»

Face à la commission d’enquête parlementaire sur les inondations de la mi-juillet, l’élue liégeoise est revenue sur les éléments cruciaux des inondations qui ont touché la ville de Liège.

Temps de lecture: 3 min

Christine Defraigne (MR), première échevine de Liège, a assuré le 15 juillet la fonction de bourgmestre faisant fonction de Liège, en l’absence du bourgmestre Willy Demeyer (PS), alors à l’étranger. L’élue liégeoise a évoqué vendredi, devant la commission d’enquête parlementaire sur les inondations de la mi-juillet, les moments très forts des inondations qui ont dévasté une partie de Liège.

« J’ai été désignée comme bourgmestre faisant fonction du 15 au 19 juillet inclus sans précision des heures de début et de fin de ma mission », a indiqué Christine Defraigne. « Monsieur le bourgmestre m’a informée par e-mail le 14 juillet du fait que nous étions en phase provinciale et que la province gérait donc la totalité de la crise et que la phase communale devait être en appui. »

La province a donné l’ordre d’évacuer Chênée le 14 vers 19 heures. Il n’y a pas eu d’ordre d’évacuation pour Angleur. Les rues, les autoroutes ont été fermées par la police. « Nous n’avions aucun pouvoir d’injonction au niveau des zones de secours qui étaient toutes gérées par le 112. » L’élue liégeoise a par ailleurs précisé n’avoir reçu aucune information sur la situation de l’Ourthe.

La journée du 15 juillet a été marquée, selon Christine Defraigne, par « l’inquiétude qui portait sur la capacité du pont-barrage de Monsin, en chantier, de laisser passer, malgré les travaux, suffisamment d’eau pour protéger Liège. Certains avaient même pensé faire sauter ce pont-barrage, une option délicate qui n’a pas été réalisée et qui aurait impliqué la mise à l’arrêt de la circulation fluviale pendant des mois voire des années. »

« Ma visite matinale, le 15 juillet, au pont-barrage avec le ministre Henry et le gouverneur Jamart a renforcé mes craintes », a souligné Mme Defraigne. « Le débit du pont-barrage a dépassé la limite de 750 m3 par seconde, soit 3.150 m3 par seconde, annonçant une montée des eaux de la Meuse de 1m50. J’ai pris la décision, au centre de crise, de lancer un message, notamment via Be Alert, de mise à l’abri à Liège. Il fallait protéger, permettre de partir, de monter dans les étages quand c’était possible, dans les zones en bord de Meuse ou potentiellement inondables. J’ai cru que Liège allait y passer. Les communiqués ont été faits par la police en coordination avec la province. Cette communication a été précise et formelle, au nom du principe de précaution. »

Le pic des inondations était passé le 16 juillet. « La prudence est néanmoins restée totalement de mise le 16 juillet. Le bourgmestre est rentré le 16 vers 14 h 30 et je lui ai transmis le flambeau après une réunion. »

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2 Commentaires

  • Posté par Roland Douhard, vendredi 12 novembre 2021, 14:46

    Mon épouse et moi-même avons fait partie des victimes de l'inondation à Angleur. Le 15 juillet, pas plus que le 14, nous n'avons reçu aucune information de la Province, de la Ville de Liège ou de sa police, livrés à nous-mêmes, nous avons écopé, ce que nous faisons toujours à l'heure qu'il est avec un déshumidificateur qui fonctionne H/24. Et que dire de l'aide inexistante dans les jours qui ont suivi ? Rien. La gestion des cours d'eau par l'administration wallonne a été, c'est un euphémisme, déficiente et celle des autorités locales évanescentes ... Aide-toi et le ciel t'aidera !

  • Posté par Frissen Jean-Marie, vendredi 12 novembre 2021, 15:21

    Christine est contente : elle a son article dans le journal. Le reste...

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