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Paul Magnette sur la prolongation du nucléaire en Belgique: «Le débat est clos»

Le gouvernement fédéral doit décider dans le courant du mois de novembre de la fermeture partielle ou totale des réacteurs nucléaires belges à l’horizon 2025. On semble néanmoins se diriger vers une fermeture totale.

Temps de lecture: 3 min

La fermeture des centrales nucléaires belges se fera «parce que c’est dans l’accord de gouvernement» et parce que les conditions ne seraient pas réunies pour une éventuelle prolongation, a déclaré vendredi le président du PS, Paul Magnette, en marge de la COP26 à Glasgow.

Le gouvernement fédéral doit décider dans le courant du mois de novembre de la fermeture partielle ou totale des réacteurs nucléaires belges à l’horizon 2025. On semble néanmoins se diriger vers une fermeture totale.

«Oui parce que de toute façon même si on voulait prolonger, ce serait trop tard et les conditions ne sont pas réunies. Donc, voilà. Je pense qu’effectivement, c’est acquis», a ajouté le socialiste dans un entretien avec l’agence Belga. «L’accord de gouvernement est parfaitement clair: si le CRM (le mécanisme de rémunération de capacité, censé garantir la sécurité d’approvisionnement électrique dans le cadre de la sortie du nucléaire, ndlr) permet d’avoir les quantités suffisantes, on ferme tous les réacteurs».

Mais la Belgique pourrait-elle, à l’instar de la France ou comme y songe également la coalition qui se dessine aux Pays-Bas, envisager de construire de nouveaux réacteurs? «Moi je suis agnostique sur la question. Mais je pense que le nucléaire a quand même beaucoup de défauts. Il coûte terriblement cher à la construction, pose des problèmes de sécurité, de fiabilité, et pose aussi le problème de la gestion des déchets nucléaires pendant des centaines, des milliers d’années», a poursuivi Paul Magnette, pour qui «on ne peut pas présenter le nucléaire comme une énergie miracle», d’autant que l’atome produit du CO2 pour la construction des centrales, leur démantèlement et la gestion des déchets.

Le président PS le reconnaît toutefois: construire une ou deux nouvelles centrales au gaz en Belgique «n’est pas l’idéal», vu les efforts climatiques gigantesques à réaliser. «C’est vrai qu’on est ici dans une COP où on parle pour la première fois de manière très ouverte de sortie des énergies fossiles mais bon, il faut assurer la sécurité d’approvisionnement et des prix corrects», nuance Paul Magnette, soulignant que les nouvelles centrales seront compatibles avec le biogaz et les technologies propres.

L’ancien ministre de l’Energie se fait en revanche l’avocat du renouvelable qui permet «l’autonomie totale, à terme», «la neutralité carbone» et ce, à coûts moindres. «Dans un monde sans carbone, pour l’immense majorité des gens la vie sera meilleure», juge encore le Carolorégien. «Le monde sans carbone, c’est un monde meilleur, plus agréable et plus juste, plus gai à vivre, avec une meilleure qualité de l’air, une meilleure qualité de vie, avec moins de bruit, etc, etc».

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5 Commentaires

  • Posté par Dupont Vincienne, vendredi 12 novembre 2021, 20:49

    Il se prend pour qui ? Navrant.

  • Posté par Lambert André, vendredi 12 novembre 2021, 21:40

    A l'évidence, on pourrait tout aussi bien se poser la même question en ce qui concerne le schtroumpfs Gloub.

  • Posté par Rabozee Michel, vendredi 12 novembre 2021, 20:11

    On va droit dans le mur... Il y a 2-3 ans, en hiver, on a vécu plusieurs risques de blackout (5 unités nucléaires étaient en maintenance ou indisponibles). Les pays limitrophes ont eu du mal à nous maintenir à flot, et pourtant, à l'époque on avait déjà quelques centrales à gaz d'appoint, et beaucoup moins de véhicules électriques à recharger. En 2025, il n'y aura plus de nucléaire du tout, seulement une centrale à gaz en plus (l'autre ne pouvant pas être construite, mais même si elle l'est, on n'aurait que 1,4 GWh en plus pour compenser les 7 GWh nucléaires (+/- 1 GWh par unité), pendant l'hiver les panneaux photovoltaïques produisent beaucoup moins, les éoliennes aussi, et on aura beaucoup plus de véhicules électriques à recharger, de chauffages électriques qu'on veut imposer, etc.. On espère vraiment s'en sortir ? (car les pays limitrophes seront eux-aussi en hiver, avec beaucoup de véhicules électriques, de chauffages électriques, etc. et donc leur surplus à vendre à d'autres pays sera limité).

  • Posté par dams jean-marie, vendredi 12 novembre 2021, 19:33

    Tiens encore un "physicien" qui ne sait pas de quoi on parle ! Triste d'avoir autant d'incapables dans le monde politique de notre pays ! Là aussi on est champion du monde .

  • Posté par Tihon Gilles, vendredi 12 novembre 2021, 19:22

    Oui, "il fera beau demain". Oups, non, c'est le Cdh qui dit ça...

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