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La COP26 se cristallise autour du financement

Ce vendredi 12 novembre devait être la dernière journée de discussions sur les objectifs de la COP26. Mais il reste encore d’épineuses questions à régler.

Journaliste au service Société Temps de lecture: 2 min

Les délégués des 196 pays présents à la COP ont entamé vendredi ce qui devait être la dernière journée du sommet sur le climat. Mais les vieux briscards savent que la dernière COP à avoir terminé dans le timing prévu – 18 heures – est la nº9 à Milan en 2003. Depuis, toutes les COP ont explosé l’horloge.

Une nouvelle fois, les questions à trancher sont peu banales. Après un premier brouillon de décisions sévèrement critiqué par les pays en développement, mercredi, la présidence britannique du Sommet a publié un nouveau « draft », vendredi à 7 heures du matin. Un texte globalement jugé « plus fort », mais dont les moindres détails doivent encore subir le peigne des délégations. On attendait un nouveau texte pendant la nuit, sans doute pas le dernier. Principaux points d’achoppement : les réductions d’émissions et les marchés du carbone. Mais vendredi soir, la clef des discussions résidait dans le financement climatique. L’engagement des pays riches d’accorder 100 milliards de dollars par an aux pays en développement pour les aider à faire face aux impacts du climat et à réduire leurs émissions n’a pas été respecté. Les pays du sud réclament que ces promesses passent à 500 milliards sur la période 2020-2024, dont la moitié pour l’adaptation aux changements climatiques. Leur insistance s’explique par le fait que les projets d’adaptation attirent moins les investisseurs privés. Ils sont majoritairement financés par les pays vulnérables qui s’endettent pour prévenir des dommages dont ils ne sont pas responsables. Les pays africains dépensent entre 2 et 9 % de leur PNB à cette fin. Les pays en développement réclament aussi que soient reconnus les « pertes et préjudices » causés par les catastrophes climatiques.

De l’autre côté, les pays riches sont peu enclins à délier leur bourse et à reconnaître, même indirectement, leur responsabilité. L’argent est ainsi le mot de passe qui permettra de commencer à dérouler la suite. Comment va-t-on garder l’objectif de 1,5ºC « alive » ? Va-t-on s’engager à sortir du charbon et des subventions aux énergies fossiles ? Comment fermer les « trous de la raquette » de l’accord de Paris ? Atterrissage samedi au plus tôt.

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