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«Comme on nous parle»: On n’a plus rien à se dire

Le XXIe siècle, ère des communications ? Mon œil ! On ne s’est jamais aussi mal compris. Les conversations malaisantes sur le vaccin, comment (poliment) y mettre fin ?

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Journaliste au service Culture Temps de lecture: 5 min

Ce sont deux amis froissés. Qui s’évitent désormais. Qui ne s’écrivent plus, ne se parlent plus, ne se voient plus. Tout allait bien jusqu’au vaccin. Jusqu’à cette maudite conversation où le Mont-Blanc s’est soudain dressé entre eux, infranchissable, laissant le « pour » côté nord et le « contre » en face sud. Au milieu, un mur de glace, une incompréhension de près de 5.000 mètres de haut.

Le moment qui nous intéresse est celui où chacun a senti qu’il fallait s’arrêter de parler, sous peine de gâcher, définitivement, une longue et belle amitié. Celui où on voudrait être ailleurs, s’enfuir, tourner les talons sans dire au revoir, où le malaise est partout, épais comme du sirop de Liège sur une tartine de gros pain noir. Dégoulinant.

Cet instant précis où chaque seconde dure un siècle, les anglophones ont un mot magique pour y mettre fin : « welp ».

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