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Vampiriser Ovide pour rendre corps et voix aux femmes

« Métamorphoses » est l’un des spectacles-phares du festival Próximamente, dédié à l’Amérique latine, au KVS. La Chilienne Manuela Infante y déconstruit le mythique poème d’Ovide pour comprendre comment la littérature classique a façonné notre rapport à la nature et aux femmes.

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Bien sûr, le théâtre nous réserve de réguliers ébahissements mais plus rares sont les univers qui nous désarçonnent totalement. Des artistes de la trempe d’un Beckett, qui inventent un nouveau langage, en rupture avec les codes de leur époque, on en croise trop peu dans une carrière. Alors, quand on en tient un, ou plutôt une, on jubile de vous le faire savoir. Après son épatant Estado vegetal , Manuela Infante confirme son statut de créatrice hors-normes. Dans Métamorphoses au KVS, l’artiste chilienne déconstruit, en un souffle étrange et électrisant, tout ce que la mythologie (grecque et romaine) et la littérature classique recèlent de phallocentrisme, et comment ces textes ont perpétué l’idée d’une nature et d’un sexe féminin voués à être possédés par l’homme.

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