Accueil Culture

Coronavirus: un moindre mal dans le secteur culturel

Le secteur de la culture pousse un énorme ouf de soulagement. L’obligation de porter le masque, que l’on soit ou non vacciné, lors des événements réunissant plus de 50 spectateurs en intérieur et plus de 100 en extérieur, est jugée comme un moindre mal.

Temps de lecture: 3 min

Chacun des secteurs culturels tremblait à l’idée d’une mesure plus contraignante du type fermeture pure et simple... Le dernier Codeco les a rassurés.

Dans les musées, Xavier Roland, directeur du BAM, à Mons, souligne que « 80 à 90 % des visiteurs portaient déjà le masque ». Même si ce n’était pas légalement obligatoire, la mesure était la plupart du temps recommandée et le public y est globalement habitué. « L’essentiel pour nous est de rester ouverts et de pouvoir continuer à accueillir les vaccinés comme les non-vaccinés », ajoute Xavier Roland. Isabelle Debekker, directrice du Centre belge de la bande dessinée, ajoute que certains musées avaient déjà, d’initiative, rendu le port du masque obligatoire et « aucun visiteur ne s’en est jamais plaint ».

Au théâtre, Françoise Havelange, secrétaire générale de la Fédération des employeurs des arts de la scène (Feas), estime que la décision du gouvernement « ne fait pas plaisir ». Mais elle accueille favorablement le fait qu’il n’y a pas de réduction de jauge pour les salles : « C’est très important, et cela permet de garder la billetterie ouverte. » En ce qui concerne le jeune public, le masque était prescrit à partir de 12 ans, le voici de rigueur dès 10 ans. « Cela ne va pas changer grand-chose », constate Virginie Devaster, directrice générale de la Chambre des théâtres pour l’enfance et la jeunesse (CTEJ). « Pour le public scolaire, les activités vont continuer et c’est un soulagement. »

Le plus important : rester ouverts

A l’Upact (Union des professionnels des arts et de la création), on rappelle cependant que « tout le secteur de la scène subit encore des annulations et il serait de bon ton de réactiver les mesures de protection sociale contenue dans la loi du 15 juillet (chômage temporaire, etc.), qui ont été arrêtées au 30 septembre. Idem pour la période de neutralisation de la période de calcul du statut d’artiste, qui n’existe plus non plus ».

Pour les salles obscures, le plus important était aussi de rester ouvertes. « Au Kinograph, on était plutôt partisans des règles de distanciation sociale et de port du masque que de devoir faire le tri entre spectateurs vaccinés ou non », confie Thibaut Quirynen, directeur de la salle ixelloise. « C’est une bonne chose d’avoir les mêmes règles pour tous les spectateurs, qu’elles soient claires et qu’elles ne changent pas. »

Côté concerts, Pascale Bertolini, du Botanique, partage le sentiment général : «  Ce qui nous importe, c’est de pouvoir continuer à faire des concerts, que les gens puissent venir s’amuser et que les artistes puissent jouer. Puisqu’il faut remettre le masque, on le fera. On en a tellement vu depuis un an et demi ! Cela aurait pu être pire. » Pascale Bertolini termine même sur une note optimiste : « Depuis la reprise, le public répond présent. Ça signifie que, malgré les mesures sanitaires, l’appétit du public pour les concerts et l’ensemble des événements culturels reste solide. »

1811Codeco_Plan de travail 1

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

0 Commentaire

Sur le même sujet

Aussi en Culture

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs