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A Ittre, Open Architectes a mis une maison sens dessus dessous (photos)

Implantée en fond de parcelle, cette maison contemporaine permet aux habitants de profiter de la meilleure orientation possible, tout en leur offrant des vues sur les environs.

Temps de lecture: 4 min

L’agitation de la ville, la pollution, la circulation. Ils n’en voulaient plus ! Ce couple de Bruxellois avait beau avoir rénové sa maison avec passion durant des années, il aspirait enfin au calme, à la verdure. Travaillant tous deux en dehors de la capitale, la décision s’est imposée d’elle-même. « On a commencé à chercher un bien du côté de Louvain-la-Neuve, mais on ne trouvait rien », lance l’un d’eux. « Puis on a visité une maison ici, à Ittre. Cubique, contemporaine, elle nous plaisait beaucoup, mais elle était complètement surévaluée ! Cela a été le déclic : on s’est dit que puisqu’on ne pouvait pas avoir celle-là, on pouvait construire la nôtre ! »

Ils ne sont pas allés chercher bien loin puisque c’est là, dans la même commune du Brabant wallon, qu’ils ont trouvé un terrain. Situé au cœur d’un lotissement des années 60, il n’avait jamais trouvé preneur. En cause : son orientation peu favorable, son vallonnement et la présence d’un étang. « Mais cela ne nous a pas fait peur », se rappelle le propriétaire. « Nous avons acheté le terrain dans l’idée d’implanter la maison en fond de parcelle. Nous avons travaillé avec Open Architectes, avec qui on a rapidement été sur la même longueur d’onde. Nous voulions une maison la plus contemporaine possible et ouverte, quelque chose d’aéré, avec un carport. Les architectes ont mis tout cela en œuvre et sont venus avec le projet qu’on voulait ! Et ce, malgré les contraintes urbanistiques… »

Car les prescriptions à respecter dans ce lotissement ne sont pas sans conséquences : les maisons du clos doivent impérativement être couvertes d’une toiture à double pan, et leurs corniches, culminer à moins de 4,50 mètres du sol.

« Cela implique en général des hauteurs sous plafond assez basses, et un étage mansardé », indique Bertrand Noël, l’architecte. « Stratégiquement, nous avons donc choisi d’inverser les fonctions. Les chambres se trouvent au rez-de-chaussée et sont semi-encastrées, de manière à rabaisser artificiellement le bâtiment. Le séjour peut de cette manière profiter d’un volume plus généreux sous la toiture. On monte pour aller chercher les vues, en quelque sorte ! C’est une façon de rencontrer les souhaits urbanistiques tout en concevant une architecture qualitative. »

Une position qui a immédiatement séduit les propriétaires. « On voulait la maison la moins énergivore possible. On n’est pas fans du passif, mais on aime l’idée de ne pas consommer trop d’énergie au départ ! Ce sont des choix qui jouent dans l’aménagement de la maison. Le fait d’avoir une maison semi-enterrée nous intéressait pour des questions bioclimatiques : on ne chauffe quasi pas le rez-de-chaussée. A l’étage, c’est entièrement vitré, on profite de l’effet de serre. Le débordement de la toiture nous aide en été, pour ombrager les vitrages et éviter les surchauffes. »

Le plus simple possible

Pour tirer au mieux parti du terrain, la maison s’implante en retrait, parallèle à la rue. Ce recul permet de profiter de l’orientation sud-ouest de la façade principale et de préserver les arbres et la végétation à l’avant de la parcelle.

En termes de volumétrie, l’idée était de faire le plus simple possible : un élément linéaire, couvert d’une toiture à deux pans, traversé par un volume perpendiculaire au niveau du rez-de-chaussée, qui accueille l’entrée et les locaux techniques. Il mène aux chambres d’enfants, dont les fenêtres en bandeau rasent le jardin. Mais aussi à l’étage, puisqu’un escalier sculptural s’implante à l’intersection des deux éléments. « Comme il y avait un enjeu de vivre au premier étage, le parcours était un petit projet en soi », se rappelle Bertrand Noël. « Nous avons imaginé un escalier “sculpture”, sympa à emprunter. Il est en acier ajouré peint en blanc, avec un fût torsadé au centre. »

A l’étage, salon, salle à manger et cuisine profitent du volume sous la toiture. On trouve également une salle de sport et une suite parentale à ce niveau. Des terrasses sont aménagées côté jardin et côté talus, sur le toit du volume secondaire, pour favoriser les contacts avec l’extérieur.

Cet article a été rédigé en partenariat avec l’UWA, l’Union wallonne des architectes, une union professionnelle créée en 2008, à Namur, et qui compte aujourd’hui quelque 1.800 membres. Parmi ses différentes missions, l’UWA veille à promouvoir l’architecture en Wallonie et à accompagner l’architecte dans son quotidien.

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1 Commentaire

  • Posté par Janssens Yves, jeudi 18 novembre 2021, 16:00

    bravo mais svp arrêtez de vous la jouer écolo! construire une 4 façades à la campagne, ça pollue tellement que c'est complètement inutile de venir nous parler d'économie d'énergie par après. c'est vraiment de l'hypocrisie. Mais à part ça : beau projet !

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