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Vaccination obligatoire: «Si le 1er avril il y a 15% de soignants en moins, ce sera une catastrophe»

Tout comme le Premier ministre Alexander De Croo, Evelyne Magerat, secrétaire permanente CNE, affirme que convaincre est plus efficace qu’obliger. « Aujourd’hui, on est face à une bombe à retardement ».

Temps de lecture: 2 min

Vendredi matin, Evelyne Magerat, secrétaire permanente CNE était au micro de La Première pour revenir sur l’accord du gouvernement opté lundi souhaitant obliger le personnel soignant à se faire vacciner dès le 1er janvier prochain. « Aujourd’hui il n’y a aucunes raisons scientifiques qui prouvent que le personnel soignant est vecteur de contaminations », a-t-elle expliqué.

Elle a souligné le choc du personnel soignant face à cette proposition après 20 mois de lutte durant laquelle le personnel des soins de santé a été acclamé en héros. « Au début sans protection ni matériel, certains y ont laissé leur peau. Aujourd’hui, après avoir été applaudi, ils se sentent trahit ».

« Le vrai problème actuellement c’est le manque de bras », insiste la secrétaire permanente CNE. « La sanction est complètement disproportionnée. Est-ce que le gouvernement va vraiment mettre ces personnes de côté qui ont été essentielles durant la crise ? » Pour rappel, la proposition visant l’obligation vaccinale des soins de santé détaille qu’un chômage temporaire sera infligé en cas de non-respect de l’obligation pour ensuite laisser place à un chômage classique. « On va donc se priver d’une partie des travailleurs qui ne sont pas vaccinés alors qu’aujourd’hui on est déjà en sous-effectifs ? »

Le vaccin reste un « moyen universel » de sortir de la crise

Pour Evelyne Magerat, la vaccination est bel et bien le moyen universel de s’en sortir mais il reste certaines réticences pour certains. « Il y a des personnes qui ont eu le covid et qui veulent attendre le résultat de leur immunité dans leur prise de sang. Il y a aussi des futures mamans qui ont des réticences quant à la maternité. Enfin, il y a les irréductibles anti-vaccins ». S’ajoutent à cela, les personnes qui ont déjà reçu une ou deux doses mais qui ne souhaitent pas recourir à une troisième dose ou plus.

Tout comme le Premier ministre Alexander De Croo, elle affirme que convaincre est plus efficace qu’obliger. « Aujourd’hui, on est face à une bombe à retardement. Si le 1er avril il y a 15 % de personnel en moins, ce sera une catastrophe en termes de santé publique », alarme-t-elle.

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19 Commentaires

  • Posté par curto calogero, samedi 20 novembre 2021, 22:40

    Après plus de 2000 ans, l'ordre nouveaux est arriver, vous devez vous vacciner, n'importe quoi, procéder dans l'ordre identifier le virus, l'isoler, et trouver sont origine, une belle équation a résoudre avant , ainsi ont pourra fabriquer un vaccin plus fiable et sur.

  • Posté par Degive Albert, vendredi 19 novembre 2021, 11:34

    Ben c'est une bonne nouvelle pour les jeunes vaccinés qui cherchent un emplois en hôpital. Syndicats dinosaures

  • Posté par Constant Depiereux, vendredi 19 novembre 2021, 9:29

    Une proposition stupide? Pourquoi ne pas redistribuer le personnel non vacciné dans x hôpitaux régionaux et n'y hospitaliser que des non vaccinés? La non vaccination étant volontaire tant pour le personnel que pour les patients, il n'y aurait là aucune forme de discrimination et cela éviterait de les licencier ou de dégarnir les ressources humaines qualifiées.

  • Posté par Cantigneaux Marie-Jeanne, vendredi 19 novembre 2021, 9:05

    Ce qui me dérange, c'est qu'on veut imposer la vaccination aux soignants uniquement pour protéger les patients. Il semble qu'il ne soit pas dérangeants que les soignants mettent leur vie en danger à cause des patients. Mettre sa vie en danger ne fait pas partie du job des soignants. C'est pourtant ce qu'ils font depuis un an et demi et certains y ont laisser la vie. L'obligation vaccinale des soignants devrait s'accompagner du pass sanitaire pour les patients (hors situation d'urgence bien entendu). Ce serait plus équilibré et cela passerait. Ici, il n'y a pas de contrepartie et je comprends que ce soit reçu comme une gifle.

  • Posté par Moriaux Raymond, vendredi 19 novembre 2021, 10:31

    @Cantigneaux. Qu'est-ce que c'est que ces histoires d'"équilibre" et de "contrepartie" ? Vous ne faites aucune différence entre une infirmière et un barman ? Ni, je suppose, entre prodiguer des soins et servir une bière ? Ca vous paraît normal que quelqu'un qui est censé prendre soin de vous et de votre santé prenne le risque de vous infecter pendant qu'il fait son travail ? Moi pas ! C'est se vacciner qui est une contrepartie, Madame. La contrepartie du privilège et souvent du monopole reçu de pouvoir soigner des gens ! Merde à la fin !

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