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BGFI, de la machine à cash du clan Bongo au tiroir-caisse du clan Kabila

L’histoire mouvementée de la BGFI, de l’affaire Elf dans les années 1990 aux révélations de « Congo Hold-up », en passant par les « biens mal acquis ». Trajectoire d’un groupe bancaire africain sulfureux. La banque des présidents.

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Temps de lecture: 6 min

Avec 3,5 milliards d’euros en dépôts, 2.200 employés répartis dans onze pays, le Groupe BGFIBank est indiscutablement le premier groupe bancaire d’Afrique centrale, mais il est aussi à ce point lié au pouvoir et aux lignées familiales présidentielles de certains Etats pétroliers africains qu’il est devenu une institution au Gabon, au Congo-Brazzaville et en République démocratique du Congo.

Sur son site, la BGFI rappelle ses origines franco-gabonaises : d’abord filiale gabonaise de la Banque de Paris et des Pays-Bas, elle devient Paribas Gabon en 1982 puis, au fil des années 90 et d’une montée en puissance du pouvoir gabonais dans son capital, une véritable banque africaine, rebaptisée en 1996 Banque gabonaise et française internationale (BGFI).

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2 Commentaires

  • Posté par Duruisseau Pascal, samedi 20 novembre 2021, 13:28

    La "coopération au développement" ne sert qu'à perpétuer ce système.

  • Posté par Demaseure Thierry, samedi 20 novembre 2021, 0:27

    Sans évidemment oublier la dimension "occidentale" du pillage de la RD Congo depuis l'indépendance, je suis très triste de voir mon premier pays sombrer dans la misère à cause de dirigeants qui confondent les richesses du pays avec leurs (pas très) propres poches. Cela a commencé avec Mobutu qui cachait à peine de sa "philosophie" soi-disant bantoue selon laquelle l'argent de la nation était le sien puisqu'il en était le chef. Cela a continué avec Kabila fils, parvenu au pouvoir en une succession "royaliste" de son père, auteur lui d'un coup d'Etat quelque peu compréhensible et assassiné par on ne sait réellement qui. Je crains d'après les dernières évolutions de la situation politique que le nouveau Président se soit acheminé sur la même voie. Bien que je sois homme blanc, j'ai mal à mon Congo où je suis né. Comment les dirigeants d'un pays, qui possède pratiquement toutes les richesses minérales et où la plupart des plantations ont tous les atouts pour prospérer, peuvent-ils se regarder le matin dans un miroir en laissant la très grande majorité de la population dont ils ont la responsabilité "crever" dans la pauvreté et les guerres qui ne sont pas sans relation avec cette pauvreté ! Comment osent-ils encore aller à la messe ? Sûr que je vais encore me faire des amis et me faire incendier comme "colonialiste", mon seul tort étant ici d'être né dans ce pays et de l'aimer comme tout un chacun a une tendresse infinie pour sa terre natale ...

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