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Congo Hold-up, la plus grande fuite de données du continent africain

« Congo Hold-up » va dévoiler à partir de ce vendredi les astuces utilisées par la banque BGFI et ses clients pour dissimuler la corruption endémique et le détournement de l’argent public en RD Congo. Dix-neuf médias internationaux, dont « Le Soir » et « De Standaard » en Belgique, et cinq ONG ont enquêté plusieurs mois sur une fuite de plus 3,5 millions de documents et de millions de transactions.

Enquête - Journaliste au service Société Temps de lecture: 3 min

Congo Hold-up, la plus grande fuite de documents sensibles d’Afrique, révèle comment la banque privée BGFI a été utilisée pour détourner des fonds publics et des ressources naturelles de la République démocratique du Congo, principalement pour l’enrichissement de l’entourage de l’ancien président Joseph Kabila. Dont un détournement de fonds publics d’au moins 138 millions de dollars.

Ce même groupe bancaire est connu pour son histoire trouble marquée par des affaires de corruption impliquant des autocrates et des entreprises européennes. Il a été utilisé comme une plaque tournante par ceux qui cherchaient à influencer indûment l’ex-président, notamment par des sociétés chinoises impliquées dans des projets miniers importants en RDC. La BGFI a permis à des réseaux suspects d’hommes d’affaires, de politiciens, de financiers présumés du Hezbollah et autres d’accéder au système bancaire international.

Dans le cadre d’un consortium sans précédent de recherche dans l’intérêt général, le réseau de médias European Investigative Collaborations (EIC) et ses partenaires médias (Bloomberg, RFI, BBC Africa Eye, L’Orient-le-Jour…) se sont alliés avec un groupe d’organisations non gouvernementales coordonné par PPLAAF (avec The Sentry, Resource Matters, Public Eye et le Groupe d’étude sur le Congo). Ces organisations, avec Le Soir et De Standaard en Belgique, ont enquêté sur les documents de Congo Hold-up pendant plus de six mois. De manière indépendante, les médias et les ONG ont procédé à la vérification des faits et aux confrontations, puis ont rédigé leur propre publication.

Les données de Congo Hold-up comprennent plus de 3,5 millions de documents internes à la BGFI, dont des relevés bancaires, des courriels, des contrats, des factures et des dossiers d’entreprise. Les documents comprennent également les détails de millions de transactions bancaires.

Les partenaires de Congo Hold-up publieront au cours des prochaines semaines des articles qui exposeront en détail les astuces utilisées par la BGFI et ses clients pour dissimuler la corruption endémique et le détournement de l’argent public en RDC. Ils montreront comment les banques internationales ont échoué à empêcher ces flux d’argent douteux.

Congo Hold-up, c’est…

► Une enquête de plus de six mois initiée par Mediapart et PPLAAF, coordonnée par le réseau European Investigative Collaborations (EIC).

► Plus de 100 collaborateurs et journalistes, avec 19 médias et cinq ONG, de 18 pays différents. Dont Le Soir et De Standaard en Belgique.

► Une fuite de plus de 3,5 millions de documents, y compris les détails sur des millions de transactions.

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1 Commentaire

  • Posté par Louis J-M, vendredi 19 novembre 2021, 13:29

    Il serait certainement très "instructif" de mener ce type d'enquête dans de nombreux autres pays africains (et peut-être aussi en de nombreux autres lieux ), sans oublier le clan Mobutu !

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