Accueil Sports Autres sports

La violence psychologique, type de violence le plus fréquent en milieu sportif chez les jeunes

L’administration générale du Sport (Adeps) a contribué à une étude européenne sur la maltraitance des enfants dans le sport dont les résultats pour la Fédération Wallonie-Bruxelles ont été dévoilés ce vendredi.

Temps de lecture: 2 min

De nombreux jeunes francophones de moins de 18 ans (57.3%) ont vécu des expériences de violence psychologique modérée à grave et plus d’un tiers ont subi des violences physiques. C’est ce qui ressort d’une étude en ligne réalisée auprès de 1472 francophones âgés de 18 à 30 ans ayant pratiqué une activité physique et sportive dans un contexte organisé jusqu'à l'âge de 18 ans. Pour près de 67 % des sondés, la violence psychologique constitue le premier type de violence la plus fréquente subie en milieu sportif, avant la violence physique (51.8%), la violence sexuelle sans contact (40.6%), la négligence (40.2%) et la violence sexuelle avec contact (25.4%).

L’Adeps et la Fédération Wallonie-Bruxelles constatent également que 20% des sondés disent ne pas avoir subi de violence interpersonnelle dans le sport (13.7% en dehors du milieu sportif). L’exposition à la violence interpersonnelle augmente d’ailleurs avec le niveau de compétition et les groupes ethniques minoritaires font état d’un plus grand nombre d’expériences de violence interpersonnelle en milieu sportif. Cette tendance est constatée également pour les personnes pratiquant du handisport ou du sport adapté.

5 formes de violences analysés

5 formes de violences ont été analysées dans le cadre de cette étude : la négligence (manque de soins médicaux, obligation d’abandonner l’école…), la violence psychologique (humiliations, critiques sur le physique, jurons, menaces…), la violence physique (exercice physique en guise de punition, agression physique…), la violence sexuelle sans contact (commentaires et regards inappropriés, exhibition…) et la violence sexuelle avec contact (embrassade forcée, contact génital forcé…).

Pour toutes les formes de violence, la majorité des sondés reconnaît ne pas en avoir parlé. On constate toutefois que 32.9% des sondés victimes de violence sexuelle avec contact ont divulgué leur expérience à des instances extrasportives alors que pour des faits de violence psychologique, la famille constitue le cadre de divulgation privilégié.

Par ailleurs, 86% des sondés déclarent que leur expérience globale du sport avant leurs 18 ans est bonne à très bonne. Le sport le plus pratiqué par les sondés est le football (32%) devant la natation (23%), la danse (20%), le tennis et le basket (16%) ainsi que la gymnastique (12%).

Cette étude s’inscrit dans un large plan d’analyses et d’actions entrepris par l’Adeps pour maximiser le bien-être et l’épanouissement de toutes et tous en Fédération Wallonie-Bruxelles par la pratique régulière et durable d’une activité physique et sportive.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

0 Commentaire

Aussi en Autres sports

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

SoSoir Voir les articles de SoSoir