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Coronavirus: premiers reports de soins enregistrés à Bruxelles

Des interventions font d’ores et déjà l’objet de premiers reports, notamment en raison d’un manque de personnel spécialisé qui nécessite de fermer des lits, selon un état des lieux de la situation fait vendredi dans les institutions de soin de la capitale.

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Au passage à la phase 1b qui implique de réserver la moitié des lits de soins intensifs pour les patients covid, des interventions font d’ores et déjà l’objet de premiers reports, notamment en raison d’un manque de personnel spécialisé qui nécessite de fermer des lits, selon un état des lieux de la situation fait vendredi dans les institutions de soin de la capitale. Les hospitalisations covid à Bruxelles continuent d’afficher une lente progression depuis cet été, mais c’est actuellement moins problématique dans la région que dans le reste du pays, a notamment remarqué Etienne Wery, administrateur délégué pour le réseau des hôpitaux publics Iris.

Les hôpitaux Iris comptaient mercredi matin 27 patients covid en soins intensifs (33 % de la capacité disponible) et 140 de plus dans les unités de soins classiques. « L’occupation des soins intensifs par des cas covid continue sa lente mais irrépressible augmentation », commente Etienne Wery. « Hors soins intensifs, l’augmentation est aussi régulière et constante depuis cet été, mais on sent une accélération au cours de ces derniers jours ». Si en août-septembre derniers les hôpitaux bruxellois avaient été plus fortement impactés que dans le reste du pays, c’est l’inverse aujourd’hui.

Etienne Wery explique que le manque de personnel se fait ressentir : « L’absence d’une partie du personnel soignant (notamment atteint par le covid), l’impossibilité d’endiguer le volume important de départs (souvent lassés du métier de soignant et de la situation actuelle) et la grande difficulté pour recruter du personnel soignant afin de compenser ces départs sont des problèmes toujours bien présents. Cela nous impose de diminuer le nombre de lits disponibles, particulièrement aux soins intensifs. La recrudescence de l’épidémie en général vient s’ajouter à cette problématique et nous incite à déprogrammer certaines interventions prévues ».

Malgré les efforts pour sensibiliser à la vaccination le personnel soignant, il lui semble que « la frange actuelle de non-vaccinés (10 à 20 % selon les sites) devient irréductible. Nos Directions hospitalières restent donc favorables à la vaccination obligatoire du personnel soignant, mais appellent au dialogue afin de ne pas aggraver le manque de personnel soignant ».

Aux cliniques de l’Europe, il n’y a pas encore eu de reports de soins. Une des responsables de communication remarque cependant qu’« après plus d’un an et demi de covid, le personnel est épuisé et cela se ressent sur le terrain. De ce fait, nous avons plus d’absentéisme ».

« Sur les trois sites hospitaliers du Chirec (hôpital Delta, clinique Ste-Anne St-Rémi et hôpital de Braine-l’Alleud), il y a 45 patients covid, dont 10 patients en soins intensifs, et parmi ces derniers seulement une personne vaccinée qui est immunodéprimée. « Quasiment à chaque fois quand on a une personne vaccinée en soins intensifs, il y a une pathologie sous-jacente ou un âge très élevé », observe le Dr Benoît Debande, directeur général administratif et financier du groupe hospitalier Chirec. Il estime que l’efficacité vaccinale perdure : « Le virus circule, mais la vaccination protège contre les hospitalisations, et en particulier contre les hospitalisations en soins intensifs. Les personnes immunodéprimées réagissent moins fort au vaccin et la protection diminuant avec le temps, ils passent plus vite sous le seuil de protection. C’est pour cela que l’on a proposé une troisième dose plus tôt aux personnes plus âgées et immunodéprimées ».

Il y a actuellement cinq lits en soins intensifs fermés faute de personnel spécialisé sur un total de 34 à travers les trois sites. Des interventions ont été repoussées cette semaine. L’UZ Brussel compte actuellement 47 patients covid, dont 13 en soins intensifs. Les cliniques universitaires St-Luc soignent 31 patients covid, dont neuf en soins intensifs.

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