Accueil Opinions Éditos

Le virus casse le dialogue démocratique. Et c’est très dangereux

Le véritable « face-à-face » est celui qui oppose désormais publiquement le front du refus aux patients et personnes âgées ou fragiles.

Article réservé aux abonnés
Editorialiste en chef Temps de lecture: 3 min

Ensemble pour la liberté, c’est le thème du rassemblement de quelque 35.000 personnes ce dimanche à Bruxelles, brandi aussi à Amsterdam, en Autriche ou en Italie. Cette foule de citoyens dit démocratiquement et légitimement son ressenti face à des mesures sanitaires qu’elle estime trop coercitives. Avec, hélas, le soutien ultra-dérangeant d’extrémistes qui – en France aussi – veulent profiter comme d’un tremplin de ce moment de grand trouble et de division dans les démocraties européennes, minées par ce covid de trop longue durée.

Mais hors de cette menace réelle de manipulation, c’est un enjeu philosophique de fond qui est exposé : liberté individuelle et solidarité collective sont-elles compatibles dans cette crise ? La possibilité pour chacun de jouir de sa liberté, d’agir comme il l’entend et donc de refuser les mesures anticovid est-elle tenable si l’on veut maintenir la contamination sous contrôle, protéger les plus faibles et les préserver de la mort ?

Cet article est réservé aux abonnés

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

J'en profite

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

38 Commentaires

  • Posté par L. D., mardi 23 novembre 2021, 22:54

    Les médias utilisent cette crise pour vendre leurs papiers ou faire de l'audimat. Alors cet éditorial qui se veut moralisateur fait plouf.

  • Posté par lombet jacques, lundi 22 novembre 2021, 23:24

    Bonsoir Madame Delvaux, Je suis désolé de signaler que le virus ne casse pas la démocratie. Que des gens manifestent c'est parfaitement leur droit. Qu'une manifestation occasionne quelques dégâts me semble fréquent (avez-vous déjà contemplé les photographies de la gare des Guillemins à Liège après les manifestations en 1961?). Faut-il rappeler que la démocratie ce n'est pas le consensus, ce n'est pas l'unanimité c'est le ralliement de la minorité à l'avis de la majorité dans un projet commun après un débat? Apparemment oui vous devriez le rappeler. Citoyens, journalistes, syndicalistes et même politiques ont oublié cette évidence noyés dans la bienveillance sauce guimauve. Le débat dure depuis plus d'un an. Stop. La majorité des belges acceptent la vaccination, le masque et la distanciation sociale (en fait l'appauvrissement de nos relations sociales). Et pas de gaité de coeur. Respectons au moins leur choix. Une épidémie est une guerre qui ne dit pas son nom. Je crois que c'est plutôt mal engagé. Nous avions le choix entre la vaccination et le confinement, nous risquons fort d'avoir la vaccination et le confinement. Tiens à ce propos pourriez-vous vérifier quelles sont les années où la Belgique a compté le plus de morts ? J'ai trouvé 1918 1940 et .... 2020. Etonnant non ?

  • Posté par STORDIAU Pierre, lundi 22 novembre 2021, 22:26

    Grossière erreur de "dialectique" de madame l'éditorialiste-en-chef : faut pas confondre "liberté individuelle " et ... "liberté d'individus" : cette dernière est égocentrique , tandis que la première sert généralement de nobles causes.

  • Posté par Monsieur Alain, lundi 22 novembre 2021, 18:06

    Mme B.D. merci de souligner ces quelques évidences.

  • Posté par Coppens Jean-pierre , lundi 22 novembre 2021, 17:08

    86,6 % des Belges de plus de 18 ans sont vaccinés (2 doses). On peut considérer qu’il s’agit d’un référendum au sujet de La Science. Et il est largement gagné par La Science. Et tant pis pour ceux qui n’y croient toujours pas.

Plus de commentaires

Aussi en Éditos

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs