Accueil Société

Dermagne après la manif contre les mesures covid: «Il faut continuer à informer mais aussi expliquer»

Après de nombreuses heures de négociations entre les vice-Premiers vendredi, ils se sont accordés sur les sanctions à infliger au personnel soignant en cas de refus à la vaccination obligatoire. Une mesure controversée.

Temps de lecture: 2 min

Lundi matin, le vice-Premier ministre PS était au micro de la RTBF pour évoquer le dossier de l’obligation vaccinale pour le personnel soignant devenu source de tensions politiques grandissantes. Pour le ministre en charge de l’Economie et du Travail, les premières réponses à donner au personnel soignant en colère sont des engagements à la hauteur. « Je peux comprendre cette frustration (du personnel soignant face au texte de loi du gouvernement). Il s’agit de la colère d’un secteur qui est à genoux. » Pour Pierre-Yves Dermagne, l’une des premières réponses concrètes est d’offrir une rémunération correcte, notamment grâce au budget débloqué. « Il faut concrétiser ces engagements. À côté de ça, il y a des mesures liées à la gestion de crise qui passe notamment par l’obligation vaccinale. »

Entre le 1er janvier et le 31 mars 2022, les soignants qui refusent le vaccin seront suspendus – sauf si une fonction adaptée est possible – et ils pourront bénéficier du chômage pour force majeure ou du chômage complet s’ils renoncent à leur contrat. « Avec cette suspension, il y a donc une possibilité de retour en arrière. Il était essentiel pour nous de ne pas mettre fin directement au contrat de travail et de laisser la chance à ces personnes de réfléchir et d’entamer leur chemin vers la vaccination », a-t-il souligné.

Le ministre de l’Economie et du Travail a également appelé les syndicats à se joindre aux négociations. « Il faut une réelle concertation sociale. On leur laisse aussi la possibilité de faire des contre-propositions », explique-t-il.

La colère gronde

Ce week-end à Bruxelles et comme dans de nombreux autres villes européennes, des milliers de personnes sont descendues dans les rues afin de manifester leur opposition aux nouvelles mesures sanitaires mises en place. Un mouvement de protestation « qu’il faut regarder en face », selon Pierre-Yves Dermagne. « Je pense qu’on doit continuer à avoir un débat public de qualité. Qu’il faut continuer à informer mais aussi expliquer qu’on ne sait pas tout non plus. »

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

10 Commentaires

  • Posté par Van Obberghen Paul, lundi 22 novembre 2021, 10:47

    ... et pas un mot sur les insupportables violences en marge de cette manif'. Sur quelle planète ces gens vivent-ils?

  • Posté par Moriaux Raymond, lundi 22 novembre 2021, 10:07

    Si 10 mois d'explications à des "professionnels" qui ne devraient normalement même pas en avoir besoin n'ont pas suffit, il faut quand même admettre que leur place n'est plus que probablement pas là où ils se trouvent. On leur donne encore une chance d'au moins faire semblant d'avoir, enfin, compris. Alors, s'ils n'en profitent pas, ...

  • Posté par Noelb Renzo, lundi 22 novembre 2021, 9:13

    Ce monsieur est un bisounours parfait. Il n'a vraiment pas les qualités d'un chef : il pleure avec les pleureurs., il a peur avec les peureux , il en oublie son boulot.

  • Posté par Raspe Eric, lundi 22 novembre 2021, 8:51

    dermagne, tu t'enfonce chaque jour un peu plus dans la médiocrité.

  • Posté par Martin Roland, lundi 22 novembre 2021, 8:47

    Convaincre un antivax , c'est comme emplir d'eau un seau (=son cerveau) dont le fond est percé. Dès que vous allez lui sortir des arguments pertinents et vérifiés, il va vous répondre par de mystérieuses infos contradictoires récoltées sur le net, ponctuées de : "on ne vous dit pas tout", manipulation mondiale orchestrée par B. Gates , Pfizer ou autres délires. Umberto Eco le rappelait en 2018 : " « Les réseaux sociaux ont donné le droit de parole à des légions d'imbéciles qui avant, ne parlaient qu'au bar et ne causaient aucun tort à la collectivité. On les faisait taire tout de suite. Aujourd'hui, ils ont le même droit de parole qu'un prix Nobel »

Plus de commentaires
Sur le même sujet

Aussi en Société

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

Geeko Voir les articles de Geeko