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Incidents OL-OM: Payet porte plainte, le club lyonnais réclame des sanctions «pénales exemplaires»

Le choc entre Marseille et Lyon a été interrompu à la 3e minute suite à un jet de bouteille sur Dimitri Payet.

Temps de lecture: 3 min

Le meneur de jeu de l’Olympique de Marseille, Dimitri Payet, touché à la tête dimanche par une bouteille d’eau pleine à Lyon, a porté plainte «dans le cadre de l’enquête de la procureure de Lyon», a annoncé le club marseillais à l’AFP lundi.

S’il n’a pas porté plainte directement, le club, qui confirme la procédure engagée par son joueur, annoncée initialement par RMC Sport, a précisé qu’il allait se constituer partie civile dans ce dossier.

Le N.10 de l’OM, «très choqué» par cette agression qui a entraîné l’arrêt définitif du match contre l’Olympique lyonnais dimanche soir, a consulté la médecine du travail sur demande de la procureure de Lyon, a ajouté le club phocéen, sans pouvoir préciser si un arrêt de travail lui a été délivré.

«Il a eu très peur et il en a marre», a insisté le club auprès de l’AFP, en rappelant que «c’est le seul joueur qui s’est mis en avant sur ce sujet» des débordements des supporters, et qu’«il l’a fait de son propre chef».

Avant le match contre le Paris SG au Vélodrome, le 24 octobre, Payet avait ainsi appelé au calme dans une vidéo. Mais il n’avait pas été entendu par les supporters olympiens, qui avaient visé Neymar et Lionel Messi lorsque ceux-ci tiraient les corners.

L’OL porte aussi plainte

L’Olympique lyonnais a lui déclaré lundi « souhaiter que les sanctions pénales et administratives soient exemplaires », après cet incident. « L’institution entend pouvoir radier à vie l’individu si la Ligue et la justice donnent les moyens au club de le faire », a soutenu, dans un communiqué publié lundi à la mi-journée, le club rhodanien.

« L’Olympique lyonnais et son président participeront à toutes les réunions d’analyse, de travail et de propositions pour que ce type d’agression ne se reproduise plus jamais et permette à notre football de se dérouler dans les conditions de sécurité optimales », poursuit l’OL.

Le club a porté plainte contre l’individu, interpellé et placé en garde à vue et s’est déjà porté partie civile pour la suite des procédures.

Depuis dimanche, l’OL, au-delà de l’enchaînement de réunions qui ont mené à l’arrêt définitif du match, plaide pour l’action « d’un cas isolé ».

« L’individu n’avait rien à faire ici car il n’était pas abonné dans les groupes de supporters. Il n’y avait aucune chance de réitérer cet incident par la suite. C’est pour cela que la première décision avait été de faire reprendre le match », a tenté de défendre Jean-Michel Aulas dimanche soir, lors d’une conférence de presse improvisée sur Prime Vidéo.

Des arguments réitérés dans le communiqué du club lundi tout comme la rapide identification du fautif « grâce aux nombreuses caméras » présentes dans l’enceinte, ce qui avait permis au président de l’OL d’évoquer « l’exemplarité de Lyon en matière de sécurité dans un stade hyper-sécurisé ».

De son côté, le groupe d’ultras « Bad Gones », situé dans le virage nord du stade de Décines-Charpieu d’où est partie la bouteille qui a frappé Payet, a, lui aussi, condamné, dans un communiqué sans un mot pour le Marseillais, le geste de l’individu interpellé, précisant comme Jean-Michel Aulas qu’il n’était « ni abonné du stade, ni membre de leur association »

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