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Au Soudan, le Premier ministre pactise avec les militaires

Abdallah Hamdok, celui que les Soudanais voyaient comme l’homme du consensus, a fini par se ranger aux côtés des militaires qui ont fait un coup d’État il y a un mois, leur offrant la façade civile qu’ils recherchaient.

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Journaliste au service Monde Temps de lecture: 4 min

Mais quelle mouche a donc piqué le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok ? En choisissant de reprendre son poste sous l’égide des militaires, il vient en effet de dilapider le gigantesque crédit populaire dont il jouissait. Cet économiste de 65 ans, ancien expert de l’ONU et adepte de la bonne gouvernance, avait accepté en 2019 de mener la transition politique après la révolution qui avait conduit à la chute du dictateur Omar el-Béchir.

Un pouvoir de transition bicéphale avait été mis en place, le gouvernement de Hamdok côté civil, le général Abdel Fattah al-Burhane (désigné chef du « conseil de souveraineté », autorité suprême de la transition) côté militaire. Mais ce 25 octobre à Khartoum, ledit Buhrane avait annoncé la dissolution des institutions du pays et la mise en place de l’état d’urgence, niant en même temps l’évidence : un coup d’Etat venait de se produire.

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