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Ce fil rouge qui étrangle le Congo

Le véritable objectif de la présence belge au Congo fut moins la « mission civilisatrice » que de garantir des bénéfices substantiels aux grandes sociétés.

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Journaliste au service Monde Temps de lecture: 3 min

La corruption est le haut mal de l’Afrique, et plus particulièrement des pays colonisés par les puissances européennes. Si l’argent détourné est parfois retourné aux familles, au village, il échoue souvent dans les banques, les dépenses somptuaires, les résidences de luxe et les paradis fiscaux. Pour traiter ce mal qui répand la misère et bloque tout développement, il faut remonter jusqu’aux causes du fléau. Dans le cas du Congo, la Commission parlementaire qui examine le passé colonial de la Belgique devrait apporter quelques lumières. Car le rapport des experts rappelle que le véritable objectif de la présence belge au Congo fut moins la « mission civilisatrice » que de veiller à ce que l’aventure coloniale de Léopold II ne coûte rien à la métropole et, surtout, garantisse des bénéfices substantiels aux grandes sociétés.

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10 Commentaires

  • Posté par stals jean, lundi 29 novembre 2021, 12:56

    je lis de Madame Braeckman : "Mais l’examen de conscience enfin entamé à Bruxelles par la Commission colonisation permettra peut-être de remonter enfin à la source du malheur congolais et de préconiser les remèdes qui s’imposent"... : Quand on lit aussi les autres articles relatifs à ce gigantesque HOLD UP (pillage systématique) du Congo qui durent en réalité depuis le début de la colonisation belge, mais pas que, et que l'on connait aussi le comportement mafieu actuel des chinois, et les corruptions y relatives, on se dit que la "Commission Colonisation" de Bruxelles semble être de la belle rigolade, une de plus...En fait, le monde entier, à fortiori le Financier, s'en fout que ce pays 80 fois plus grand que la Belgique et qui reste potentiellement immensément riche en termes de matières premières et de son sol et de son sous-sol, est aussi un des pays les plus pauvres du Monde en terme d'avancées sociales et sociétales, en termes d'infrastructures en tous genres et en terme de revenus de ses habitants...

  • Posté par Monsieur Alain, vendredi 26 novembre 2021, 18:24

    Mme C.B., pourquoi cette auto-flagellation permanente ? Vous devez être bien malheureuse pour avoir pris ce fardeau sur vos épaules pour lequel vous exigez de nous, vos lecteurs, de nous les belges du XXIème siècle, un repentir complet dans l'espoir d'une rédemption pour des pêchés dont nous comprenons certes la portée mais bien peu notre responsabilité, collective et/ou individuelle. N'avez-vous pas l'impression qu'à reporter tous les malheurs actuels de la RDC et de ses ressortissants sur le dos des colonisateurs d'hier et les colonialistes d'aujourd'hui, vous faites vous même preuve d'un bien grand mépris à l'égard des congolais, leur déniant le discernement et la capacité à se sortir du marasme dans lequel ils se trouvent. A vous lire, la gabegie du système politique de Kabila junior nous est imputable ! Quel raccourci, quelle mauvaise foi alors qu'il y a peu vous souligniez l'importance de soutenir le nouveau Président du Congo pour lequel vous concédiez, quand même, qu'il n'avait certes pas été élu mais que la paix au Congo valait mieux que le respect de la voix des urnes. Regardez autour de vous. Le poto-poto n'est pas l'apanage de la RDC - intéressez-vous par exemple en Wallonie au dossier NETHYS. Il y en a des milliers d'autres en Belgique comme de part de monde et chacun essaie de faire en sorte que cela n'arrive plus ... ou moins .... que les congolais fassent pareil.

  • Posté par STORDIAU Pierre, jeudi 25 novembre 2021, 20:22

    Ce "rapport des experts" est sans objectivité car il ne comporte QUE des "éléments à charge" ! Et c'est le président du Sénat congolais Modeste Bahati Lukwebo, lui-même qui le dit !! LOL.

  • Posté par Delfosse Alain, jeudi 25 novembre 2021, 0:41

    Madame Braeckman a-t-elle connaissance des traditions et coutumes africaines liées aux appartenances ethniques ou claniques et qui expliquent la manière dont les "familles régnantes" exercent un pouvoir sans partage. Tout cela existait bien avant que " l'infâme" Léopold II ne répande sa "malédiction" qui semblerait faire encore et toujours le "malheur congolais". Faut-il préférer le mode opératoire actuel des Chinois ou de certains pays du Golfe qui s'interdisent toutes "missions civilisatrices" et toutes ingérences dans les affaires intérieures des pays africains ... pour mieux les piller avec le soutien des "familles régnantes" qui se succèdent depuis 60 ans?

  • Posté par collin liliane, mercredi 24 novembre 2021, 11:33

    "La trajectoire du président Mobutu est en ce sens exemplaire et ses méthodes ne doivent rien au hasard : la corruption des élites lui avait été enseignée dès 1960." Et grâce à ses capacités naturelle, il a réussi l'examen haut la main après une demi-leçon.

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