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Congo Hold-up: ouverture d’une information judiciaire visant le clan Kabila

Vendredi dernier, « Le Soir » et ses partenaires publiaient les premières révélations de l’enquête « Congo Hold-up » mettant en lumière le détournement d’environ 128 millions de dollars en six ans par l’ex-régime de Joseph Kabila. Depuis une information judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo.

Temps de lecture: 2 min

Une information judiciaire visant le clan de l’ancien président de la République démocratique du Congo Joseph Kabila a été ouverte à Kinshasa après des révélations de détournements présumés de 138 millions de dollars, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Dans le cadre d’un consortium sans précédent de recherche dans l’intérêt général, le réseau de médias European Investigative Collaborations (EIC) et 19 médias de 18 pays différents, dont Le Soir, ont révélé vendredi dernier la plus grande fuite de données du continent africain. Dans ce contexte, M. Kabila et sa famille sont accusés d’avoir « siphonné » au moins 138 millions de dollars des caisses de l’État. Ces détournements présumés ont eu lieu de 2013 à 2018, d’après les auteurs de cette enquête qui fait grand bruit en RDC.

Interrogé par la presse, le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya a indiqué lundi que « la ministre de la Justice a écrit au parquet le 20 novembre (…), elle a donné injonction aux fins d’enquête et de poursuite ». « Nous ne pouvons pas, comme gouvernement, rester insensible à de telles allégations », a estimé M. Muyaya, également ministre de la Communication.

« Il y a ouverture d’une information judiciaire » par le parquet près la Cour de cassation, faisant suite à la demande de la ministre de la Justice, a déclaré à l’AFP, sous couvert d’anonymat, une source de ce parquet.

Selon l’enquête « Congo Hold-up », les 138 millions de dollars ont été détournés « avec la complicité de la banque BGFI RDC » (filiale en RDC du groupe bancaire BGFIBank basé au Gabon), dans laquelle des proches de M. Kabila avaient des intérêts et responsabilités, « en particulier à travers une société écran installée dans un garage ».

Dans un communiqué, le service de communication de l’ex-président Kabila a qualifié les conclusions de cette enquête de « Kabilabashing » et de « tentative de décrédibilisation » de l’ancien chef de l’État. M. Kabila a dirigé la RDC de janvier 2001 à janvier 2019 lorsque l’actuel chef de l’État Félix Tshisekedi lui a succédé.

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1 Commentaire

  • Posté par Haegelsteen Philippe, vendredi 26 novembre 2021, 11:09

    Pourquoi le ministre Reynders n'a t'il pas mis de l'ordre dans toute cette corruption, alors qu'il était ministre des affaires étrangères ?

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