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Sortie du nucléaire: les travailleurs bloquent l’accès à la centrale de Tihange

Ce jeudi matin, dans un mouvement de protestation contre l’éventuelle sortie du nucléaire à l’horizon 2025, deux cents travailleurs ont bloqué l’accès au site de la centrale nucléaire de Tihange.

Journaliste au service Economie Temps de lecture: 2 min

Environ deux cents travailleurs ont bloqué l’accès au site de la centrale nucléaire de Tihange, jeudi matin, dans un mouvement de protestation contre l’éventuelle sortie du nucléaire à l’horizon 2025. « Les travailleurs craignent de perdre leur emploi », a indiqué Julien Leruth de la FGTB-Gazelco.

Le mouvement de grogne est organisé en front commun par Gazelco et la CNE. Les syndicats ne permettent l’accès au site qu’aux travailleurs de la sûreté et de la sécurité de la centrale, ajoute Vincent Franco, également délégué syndical Gazelco. « Ça fait plus d’un an que le personnel attend d’être fixé sur son sort, et ce gouvernement ne fait rien », ajoute-t-il. Les centrales nucléaires de Tihange et de Doel, exploitées par Engie, occupent environ 7.000 personnes (2.000 emplois directs et 5.000 indirects).

Alors que le gouvernement fédéral doit décider dans les prochains jours de la fermeture partielle ou totale des sept réacteurs nucléaires qui alimentent en partie la Belgique en électricité, « la question de l’emploi des milliers de travailleurs du secteur est rarement évoquée », dénonce Julien Leruth.

Quelle proportion du personnel sera-t-elle conservée sur les sites si deux réacteurs (Tihange 3 et Doel 4) devaient être prolongés ? Ou, si la fermeture complète devait être confirmée, comment s’organisera le gigantesque chantier du démantèlement ? « Engie attend la décision du gouvernement », constate Vincent Franco. « Et nous attendons les chiffres d’Enegie. Mais nous en avons marre d’attendre ». En vertu de la garantie d’emploi dont bénéficie le personnel dépendant de la commission paritaire de l’industrie du gaz et de l’électricité (CP 326), les travailleurs qui perdraient leur emploi sur les deux sites nucléaires devraient bénéficier d’un reclassement ailleurs dans l’entreprise. « On veut des chiffres, on veut un plan sans casse sociale », martèle Vincent Franco.

Après avoir bloqué l’entrée de la centrale et y avoir symboliquement déposé un cercueil, les syndicats envisageaient de se déplacer vers la ville de Huy toute proche pour y organiser une marche de protestation.

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2 Commentaires

  • Posté par Dagnelie Raphaël, jeudi 25 novembre 2021, 17:33

    Ces travailleurs ne votent pas Ecolos !!!

  • Posté par Fonder Daniel, jeudi 25 novembre 2021, 8:16

    Ils ne sont pas isolés, manifestement une majorité de belge est sortie de la peur créée par les lobbies verts après Fukushima avec l’appui systématique de la RTBF. La raison commence à l’emporter. Avec Ecolo qui reste dans l’intégrisme et le PS qui tient à sa pastèque …. Le sort du gouvernement n’est-il pas la crise ? Les parlementaires vont faire du Pipo pendant ces jours cruciaux pour notre avenir ?

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