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Alexander De Croo justifie les nouvelles mesures: «Notre système de soins de santé commence à moins bien fonctionner»

Neuf jours après le précédent Codeco, les autorités présentent les mesures prises pour endiguer la propagation du coronavirus.

Temps de lecture: 5 min

Le Comité de concertation, qui s’est réuni ce vendredi matin pour prendre de nouvelles mesures face à la quatrième vague de coronavirus, a pris de nouvelles mesures. Depuis plusieurs semaines, les chiffres sont dans le rouge. Les tendances actuelles sont plus pessimistes que celles prévues par les experts. C’est pourquoi le Comité de concertation s’est réuni une deuxième fois en quelques jours. « Nous constatons que le nombre de lits occupés en soins intensifs a doublé en une semaine » a souligné en ouverture le Premier ministre, Alexander De Croo. « La ligne rouge de 500 lits occupés pour cause de covid a été dépassée et c’est préoccupant. Nous avons tous espéré un hiver sans covid, mais notre pays n’est pas une île. Toute l’Europe est concernée. » Le libéral a pointé la pression constante sur les hôpitaux. « Notre système de soins de santé commence à moins bien fonctionner. Des opérations doivent être reportées. Les soins journaliers sont aussi menacés. La situation dans notre société n’est pas tenable. »

Toutes les nouvelles mesures, détaillées ci-dessous, entrent en vigueur dès demain (samedi), sauf celles relatives aux événements organisés par des professionnels, qui entrent en vigueur lundi. Un Comité de concertation d’évaluation aura lieu le 15 décembre. « Heureusement, nous avons le vaccin, 9 adultes sur dix qui sont vaccinés » a rappelé Alexander De Croo. « Si nous n’avions pas le vaccin la situation aurait été beaucoup plus dramatique. »

Vaccination

« L’ensemble de la population doit recevoir une dose vaccinale supplémentaire », cela après que certains groupes cibles (plus de 65 ans, prestataires de soins…) ont déjà été sollicités. Le codeco appelle à mettre en œuvre l’opération dès samedi, « afin qu’un maximum de personnes soient inoculées avant Noël ». Le codeco évoque la vaccination des enfants, de 5 à 11 ans, on attend les conclusions du Conseil supérieur de la santé et le Comité consultatif de bioéthique. « Le vaccin nous offre une excellente protection et une troisième dose augmente encore cette protection » a rappelé le Premier ministre. Aujourd’hui, 1.2 millions de personnes ont reçu une troisième dose. « Le vaccin nous protège. Nous pensions que cette protection serait presque absolue, mais ce n’est pas le cas. »

Réunions privées

Les réunions privées à l’intérieur sont interdites, à l’exception des mariages et des funérailles (réception après la cérémonie). Ceux-ci doivent être organisés avec le CST à partir de 50 personnes à l’intérieur et 100 personnes à l’extérieur. Les modalités valables pour l’Horeca s’appliquent, bien que danser avec un masque est autorisé.

Cette disposition ne s’applique pas aux réunions qui se tiennent dans les domiciles privés. Le Comité encourage vivement le recours aux autotests lors de la réception d’invités au domicile privé.

L’utilisation du CST ne s’applique pas aux réunions privées organisées au domicile privé, sauf en cas de recours à des activités Horeca proposées par un professionnel.

S’il est fait appel à des services Horeca professionnels, ce service est également limité entre 5 heures et 23 heures, à l’exception des mariages.

Activités Horeca

Le nombre maximum de personnes par table est limité à 6. Un ménage peut partager une table, peu importe la taille de ce ménage. Seules les places assises à table sont autorisées.

Les heures d’ouverture sont limitées et s’étendent de 5 heures du matin à 23 heures.

Discothèques et dancings

Les discothèques et les dancings doivent fermer.

Événements publics

Événements publics à l’intérieur : seules les places assises sont autorisées, conformément à la règle du CST assorti du port du masque.

Événements publics à l’extérieur : si les organisateurs ne respectent pas les règles de distanciation sociale et le maintien d’une distance de 1,5 mètre entre chaque groupe, leur événement sera fermé.

Compétitions sportives

Les compétitions sportives organisées en intérieur, tant amateurs que professionnelles, peuvent uniquement avoir lieu sans public. Les participants jusqu’à l’âge de 18 ans accomplis peuvent toutefois être accompagnés par leurs parents.

Enseignement obligatoire

Les ministres de l’Enseignement vont se réunir et définir de nouvelles mesures. Cela concerne notamment l’obligation de port du masque ; la qualité de l’air et l’amélioration de la ventilation ; la séparation des groupes de classes ; la recherche des contacts à haut risque (tracing et dépistage) ; des activités extrascolaires.

Activités de jeunesse

Les ministres de la Jeunesse sont invités à formuler pour le 29 novembre au plus tard des propositions supplémentaires sur les restrictions et les mesures de sécurité à respecter lors d’activités de jeunesse dans les espaces intérieurs, compte tenu des risques épidémiologiques liés au mélange de jeunes de différentes classes et écoles.

Télétravail

La période durant laquelle les travailleurs peuvent se rendre au maximum une seule fois sur leur lieu de travail est étendue jusqu’au 19 décembre, en lieu et place du 12 décembre.

La période à partir de laquelle les travailleurs pourront retourner maximum deux fois par semaine sur leur lieu de travail commence ainsi le 20 décembre.

Respect des mesures

Les services de police et d’inspection sont chargés d’intervenir de manière stricte s’ils constatent un non-respect des mesures.

Il est demandé aux ministres compétents et aux bourgmestres de transmettre les informations nécessaires en la matière aux services de police et de d’inspection.

Pourquoi l’épidémie repart, y compris parmi les vaccinés? L’explication de Marius Gilbert

Les communes avec un haut taux de vaccination sont celles où l’incidence de cas est la plus forte. L’épidémiologiste Marius Gilbert explique cette apparente contradiction par la baisse d’efficacité des vaccins dans le temps et la multiplication des contacts chez les personnes vaccinées.

Journaliste au service Société Temps de lecture: 5 min

Décidément, le coronavirus n’a pas fini sa mise à l’épreuve. Y compris des esprits les plus affûtés. Cela fait des semaines que les experts cherchent à comprendre des apparentes contradictions dans les chiffres alarmants du moment : selon les derniers rapports épidémiologiques de Sciensano, c’est dans les communes où le taux de vaccination est le plus élevé qu’on recense le plus de cas positifs (jusqu’à 680 en province d’Anvers les 14 derniers jours). Sur la carte, la Flandre-Occidentale en particulier est celle qui se teinte le plus majoritairement de bleu foncé (où l’incidence est la plus forte malgré 80 %, et plus par endroits, de la population totale vaccinée). Comment l’expliquer ?

L’épidémiologiste Marius Gilbert (ULB) se fend ce jeudi d’un long thread sur Twitter pour analyser cette situation pour le moins complexe, sinon confuse. « Pour mieux comprendre les contradictions apparentes, il faut prendre en compte la différence entre taux de contacts des vaccinés et non-vaccinés et les différentes formes d’efficacité vaccinale », amorce-t-il. En d’autres termes, comme il l’explique au Soir, reconnaissant d’avance que ça va faire du bruit : « Les vaccinés contribuent davantage à la transmission que les non-vaccinés. » Est-ce à dire que les vaccins ne servent à rien ? Pas si vite.

Une protection qui s’estompe

Rappelons les fondamentaux : la vaccination reste hautement efficace pour la majeure partie des personnes contre le risque de forme sévère de la maladie. Les chiffres des hôpitaux le confirment : les admissions sont largement plus fréquentes chez les non-vaccinés. Mais c’est désormais un fait avéré, la protection donnée par les vaccins s’estompe dans le temps. D’où la nécessité urgente d’une troisième dose pour les personnes les plus fragiles ou exposées qui sont aussi parmi les premières à avoir été vaccinées. Et, plus globalement, pour l’ensemble de la population de plus de 18 ans, comme vient de le décider la France.

« La première chose à savoir, c’est que c’est l’efficacité vaccinale (EV) contre l’infection (être porteur) qui diminue le plus avec le temps depuis la vaccination, suivie de l’EV contre le risque d’infections symptomatiques (être malade), suivie enfin de l’EV contre le risque d’hospitalisations », campe d’emblée l’expert de l’ULB sur Twitter.

Dans ses tweets, Marius Gilbert rappelle aussi un autre constat en s’appuyant sur les enquêtes Comix de l’université de Hasselt  : les vaccinés ont en moyenne deux fois plus de contacts que les non-vaccinés. Ce qui contribue inévitablement à la propagation du virus à partir du moment où le vaccin n’empêche pas totalement la transmission. Avec la perte d’efficacité des vaccins au fil du temps, conjuguée à des températures hivernales qui nous confinent davantage à l’intérieur et le moindre respect des gestes barrières dû à un faux sentiment de sécurité, le moment fatidique arrive où l’augmentation du risque n’est plus compensée par le fait d’être vacciné. Et de ce fait, les communes les plus vaccinées deviennent celles où la transmission grimpe en flèche. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a par ailleurs relevé que le variant delta, plus contagieux, a réduit l’efficacité des vaccins contre la transmission de la maladie à 40 % (versus 60 % sur la souche originale).

Transmission aveugle

Mais alors, pourquoi l’incidence reste-t-elle plus faible chez les vaccinés que chez les non-vaccinés ? L’épidémiologiste avance ici aussi une piste d’explication, puisqu’on se fait principalement tester lorsqu’on est malade et que le risque d’être malade est plus fortement réduit par la vaccination que le risque d’être infecté. Autrement dit, comme on le sait depuis le début, la propagation de ce virus sournois se fait aussi par les personnes asymptomatiques et donc à bas bruit, y compris dans les communes les plus vaccinées.

Il y a donc une transmission aveugle qu’on ne détecte pas. Le delta (60 % plus contagieux que la précédente version alpha) circule donc activement, comme en témoignent les chiffres de Sciensano aptes à ne relever que les tests effectués : plus de 16.000 nouvelles contaminations par jour – avec un record absolu de 23.621 cas positifs ce lundi, soit plus qu’au plus fort de la deuxième vague, ce qui s’explique aussi en partie parce qu’on teste deux fois plus aujourd’hui (plus de 100.000 tests quotidiens).

La hausse constante du nombre de patients covid aux soins intensifs a de quoi inquiéter, qui frôlent à nouveau la saturation (686 lits actuellement occupés alors que, selon les projections de Sciensano, le seuil critique de 1.000 lits pourrait être atteint dans seize jours). Pour Marius Gilbert, on peut agir de deux manières : « D’un côté, en diminuant les taux de contacts potentiellement infectieux pour tout le monde (gestes barrières, masques, ventilation, mesures), de l’autre, en restaurant l’efficacité vaccinale contre le risque d’infection par une troisième dose. » Comme il l’explique sur Twitter, les données d’efficacité et de sécurité de cette dose additionnelle agissant comme un booster d’immunité s’accumulent, notamment en provenance d’Israël. Mais quant à dire si le schéma vaccinal préconisé sera similaire à celui de la grippe saisonnière (avec rappel annuel) ou à celui de l’hépatite B (avec un intervalle de six mois entre les doses et une troisième dose qui offre des effets durables), nul ne peut vraiment le dire pour l’instant. Les connaissances sur la question s’affinent au fil du temps, dans l’urgence pandémique actuelle.

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Sourde polémique dans la Vivaldi sur la vaccination obligatoire

Les verts confient qu’en réunion de majorité mercredi, ils ont proposé d’organiser des auditions au Parlement, et que bleus et rouges ont décliné. On s’étrangle chez les partenaires : « Mais ça devait rester confidentiel ! »

Temps de lecture: 4 min

On a en mémoire le psychodrame de la Vivaldi sur la vaccination obligatoire des soignants, faut-il se préparer à celui sur l’obligation de vaccination tout court ? En tout cas, ça part fort entre équipiers. Par une sourde polémique. Pour rappel : le Comité de concertation, la semaine dernière, a demandé au Commissariat corona de rendre à cet égard un rapport circonstancié. Le Comité de bioéthique et le Conseil supérieur de la Santé (CSS) se prononceront eux aussi. En attendant ? Voici…

Jeudi, Gilles Vanden Burre, chef de groupe Ecolo à la Chambre, nous fait savoir que les verts ont tenté de convaincre leurs partenaires d’organiser des auditions sur le sujet au Parlement, mais qu’ils se heurtent à un mur. Ils se sont avancés mercredi matin en réunion de majorité, préalable à la conférence des présidents, qui réunit quant à elle tous les partis représentés au Parlement, et bleus et rouges ont repoussé. L’Ecolo insiste : « Le débat est porté dans la presse par des présidents de parti mais le cœur de la démocratie reste le Parlement. Nous aimerions pouvoir consulter la société, des experts et expertes. » L’écologiste précise que contrairement aux socialistes (pour l’obligation) et l’Open VLD (plutôt contre), son parti n’a pas d’opinion tranchée. « Il ne faut pas avoir d’a priori, on se prononcera dans la foulée du débat. » Les discussions pourraient prendre la forme d’auditions en commission Santé après les vacances. « De toute façon, les avis commandés par le fédéral n’arriveront pas avant », précise Gilles Vanden Burre, qui ne s’explique pas pourquoi ses partenaires de la Vivaldi ne montrent « aucun enthousiasme » face à sa démarche. « On aurait pu passer en force mais on ne le fait pas car nous faisons partie d’une majorité. Nous voulons avancer en bonne entente. Je ne désespère pas de convaincre les autres partis. Je ne comprends pas de quoi ils pourraient avoir peur »…

Huis clos

On se tourne donc vers bleus et rouges. Qui… s’étranglent. Benoît Piedbœuf, chef de groupe MR, expédie froidement : « Je ne suis pas au courant, personne n’a mis ce point à l’ordre du jour de la conférence des présidents, il n’y a rien à signaler. » Soit. Mais quid de la réunion de majorité ? Pas de commentaire. Sauf que, plus largement chez les bleus, on se lâche : « C’était une discussion à huis clos entre partenaires. Severine de Laveleye, députée Ecolo, a lâché l’idée en toute fin de réunion. Chacun a jugé, en bref, que ce n’était pas le moment de faire des auditions là-dessus. On s’est séparés sans décider, et puis là, tout à coup, les verts sortent dans les médias ! Cette façon de faire est intolérable, nous n’en resterons pas là ! »

Côté socialiste, où Paul Magnette a plaidé à plusieurs reprises pour ouvrir le débat sur l’obligation vaccinale, on se retrouve en porte-à-faux ? Non merci. Les rouges justifient : « Le PS veut aller vers l’obligation vaccinale il n’y a pas de doute ou de double discours chez nous, et le débat est ouvert car nous avons obtenu que la faisabilité soit examinée par le Commissaire corona. On attend son rapport début de l’année prochaine. Le débat aura lieu. Mais l’urgence maintenant, vu l’aggravation de la crise sanitaire, c’est surtout de mettre en œuvre la troisième dose, d’aller chercher ceux qui hésitent encore à se faire vacciner, c’est la priorité. » Circulez. Ailleurs dans la majorité, un interlocuteur assène quand même : « Les verts divulguent un échange qui devait rester confidentiel pour se faire de la com’, et pour passer le message en leur faveur notamment aux associations qui s’opposent à la vaccination et qui seraient auditionnées. C’est déplorable. » Tendue la Vivaldi ?

Horeca, vaccin, enseignement, rassemblements, dépistage...: voici toutes les décisions

Le Comité de concertation organise un nouveau tour de vis vu l’accroissement des contaminations. Voici le programme…

Temps de lecture: 4 min

Dans la foulée du comité ministériel restreint (gouvernement fédéral) jeudi soir, qui s’est terminé dans la nuit, le Comité de concertation (le fédéral + les Régions et Communautés) s’est réuni ce vendredi matin, entre 8 heures et midi approximativement, adoptant une série de mesures s’additionnant à celles retenues, toujours en Codeco, il y a huit jours, et visant à juguler la pandémie.

Vaccination

« L’ensemble de la population doit recevoir une dose vaccinale supplémentaire », cela après que certains groupes cibles (plus de 65 ans, prestataires de soins…) ont déjà été sollicités. Le codeco appelle à mettre en œuvre l’opération dès samedi, « afin qu’un maximum de personnes soient inoculées avant Noël ». Le codeco évoque la vaccination des enfants, de 5 à 11 ans, on attend les conclusions du Conseil supérieur de la santé et le Comité consultatif de bioéthique.

L'objectif maximal est que les citoyens reçoivent une dose de rappel du vaccin à ARNm quatre mois (Johnson & Johnson et AstraZeneca) ou six mois (Pfizer et Moderna) après leur dernière dose.

Limiter la circulation du virus

Dans l’événementiel (concerts…) : on autorise seulement les places assises. A l’extérieur, les organisateurs devront prendre les mesures adéquates afin de garantir la distanciation sociale.

Discothèques et dancing fermeront.

Dans l’horeca, les établissements ouvriront à 5 heures et devront fermer leurs portes à 23 heures. On autorisera maximum 6 personnes par table (places assises) ; un ménage pouvant partager une table sans limite du nombre de personnes. Seules les places assises à table sont autorisées.

Les night shops devront également fermer à 23 heures.

Les réunions privées à l’intérieur sont interdites – à ne pas confondre avec le domicile privé : là, on ne touche à rien, sauf s’il est fait appel à des services horeca professionnels –, sauf mariages et enterrements. CST obligatoire à partir de 50 personnes à l’intérieur, 100 personnes à l’extérieur.

Les compétions sportives à l’intérieur et à l’extérieur peuvent avoir lieu mais… sans public à l’intérieur. Les participants jusqu’à 18 ans accomplis peuvent être accompagnés par un membre de leur ménage.

En intérieur, seuls les événements avec places assises uniquement sont autorisées, avec le CST et le port du masque. En extérieur, les règles de distanciation sociale doivent êtres respectées.

Le Codeco rappelle que le port du masque bucco-nasal est obligatoire dans les foires commerciales, avec généralisation du CST par les Régions.

Les ministres compétents sont appelés à soumettre leurs propositions, pour le 29 novembre, en ce qui concerne les activités de jeunesse à l’intérieur.

Télétravail

Le Comité de concertation a renoncé à imposer le télétravail cinq jours sur cinq. Il sera permis de se rendre au travail un jour par semaine, comme actuellement, mais la période est prolongée jusqu’au 19 décembre au moins.

Enseignement

«Il n’y aura pas de (fête) de Saint-Nicolas dans les écoles», avait d’ores et déjà annoncé le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles Pierre-Yves Jeholet sur la RTBF, à son entrée dans la salle de la conférence de presse.

Suite au Comité de concertation, la ministre de l’Education, Caroline Désir (PS) a réuni les acteurs de l’enseignement. Les ministres ont été chargés de présenter un plan, d’ici lundi, pour réduire la propagation du virus. Selon nos informations, les élèves de primaire ne devront donc pas porter le masque. Il sera, en revanche, toujours obligatoire pour les enseignants de primaire et de secondaire, et pour les élèves de secondaire.

►D’autre mesures sont annoncées.

Dépistage à haut risque

Les personnes ayant été en contact avec une autre personne contaminée (haut risque) ne devront plus se faire dépister le premier et le septième jour, mais une fois seulement le troisième jour. Cette mesure est prise pour soulager les centres de tests et le personnel chargé de ces tâches. Cette mesure ne s’applique par pour les personnes non vaccinées qui doivent encore passer le test le premier et le septième jour.

Soulagement du personnel en soins intensif

La Comité de concertation a aussi tenté de dégager davantage de personnel pour s’occuper de soins médicaux en soins intensifs. Les ministres de la Santé sont chargés d’étudier la possibilité de libérer le personnel infirmier des tâches administratives (Résumé infirmier minimum et Résumé hospitalier minimum).

Mesures de soutien

Compte tenu des fermetures envisagées, le Comité de concertation annonce la décision prochaine d’allouer des aides aux secteurs fermés ou touchés.

Entrée en vigueur

Toutes les mesures entrent en vigueur dès demain (samedi), sauf celles relatives aux événements organisés par des professionnels, qui entrent en vigueur lundi. Un Comité de concertation d’évaluation aura lieu le 15 décembre.

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