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Imbroglio autour des tests pour les contacts à hauts risques: qu’en est-il?

Le Comité de concertation a édicté de nouvelles règles en matière de tests.

Temps de lecture: 3 min

La nouvelle stratégie de tests pour les personnes ayant eu un contact à haut risque avec une personne contaminée fait des mécontents chez les médecins généralistes. Certains, plus particulièrement au nord du pays, ont déjà indiqué qu’ils ne suivraient pas cette nouvelle stratégie. Le ministre fédéral de la Santé publique, Frank Vandenbroucke, a réagi dimanche à la télévision flamande (« De Zevende Dag », Eén), défendant l’action des autorités et estimant que les médecins généralistes « ne pouvaient pas organiser juste comme ça une autre stratégie ».

Selon les explications du ministre, cela se traduit par l’abandon du test au jour 7, pour ne garder que le premier test (initialement prévu au jour 1, mais que le Codeco de vendredi a déplacé au jour3), donc directement après le contact à haut risque. « Nous voulons rapidement libérer de la capacité de test pour les personnes symptomatiques », a indiqué Frank Vandenbroucke dimanche.

Côté flamand, l’organisation de médecins généralistes Domus Medica a immédiatement indiqué qu’elle ne suivrait pas les nouvelles lignes directrices. Elle préconise une quarantaine immédiate pour les personnes ayant eu un contact à haut risque, avec pour les personnes vaccinées la possibilité de sortir de quarantaine après un unique test PCR négatif réalisé à partir du jour 5. Et tout cela sans passer par les cabinets de médecine générale, car le code permettant de se faire tester gratuitement devrait parvenir au patient via le contact tracing ou le futur système en ligne de renseignement des contacts.

Paul De Munck, président du Groupement belge des omnipraticiens (syndicat francophone de médecins généralistes), a relayé dimanche sur le plateau de « C’est pas tous les jours dimanche » sur RTL les mêmes inquiétudes qu’au nord du pays. « La gestion des contacts à haut risque doit se faire en dehors des cabinets de médecine générale. Il faut qu’on arrête de prendre les cabinets pour des call-centers », a-t-il plaidé. Garder le test du premier jour de quarantaine comme le souhaitent les autorités « ne tient pas la route, pour des raisons opérationnelles. On ne saura pas tenir ça, tout le monde est débordé », indique-t-il.

Frank Vandenbroucke a précisé à ce sujet que le principe était avant tout de se faire tester « le plus vite possible » après un contact à haut risque. Dans la pratique, ce test se fera sans doute au jour 2, 3, 4 ou 5 de la quarantaine, mais l’abandon du deuxième test libère en tous les cas déjà de la capacité de dépistage, dit-il.

Roel Van Giel, médecin généraliste et président de Domus Medica, a rétorqué sur le même plateau que le problème persisterait. « Comme le traçage des contacts n’arrive pas à suivre, les personnes ayant eu un contact à haut risque ne vont pas vouloir attendre le code du test pendant des jours, et vont donc appeler leur médecin pour en recevoir un », déplore-t-il.

« Nous avons beaucoup de sympathie pour les médecins généralistes, mais il est impossible de mettre tout le monde en quarantaine pendant cinq jours par défaut », a déclaré de son côté le ministre flamand Wouter Beke dans « Wakker op Zondag » sur ATV.

La ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale, a indiqué dimanche sur le plateau de RTL qu’on « essayait de trouver un système pour diminuer la pression sur les médecins ». « Mais il n’y a pas de secret, si on a 23.000 contaminations par jour, le système est sur le point de craquer ».

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2 Commentaires

  • Posté par c006ED7, dimanche 28 novembre 2021, 22:53

    Quelle bouillie, des changements permanents dans une cacophonie totale. Il est grand temps de retirer don poste à ce vieillard sénile de Vandenbrouck

  • Posté par Raspe Eric, dimanche 28 novembre 2021, 23:10

    Il est au contraire plus que temps d'arrêter de lui mettre des bâtons dans les roues. C'est le seul capable de comprendre les chiffres et leurs conséquences et qui ne désire pas poursuivre une carrière politique. Quand aux élucubrations d'un bête numéro de code, il peut se les mettre ...

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