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Le variant omicron présente «un risque très élevé» au niveau mondial, selon l’OMS

Le nouveau variant omicron du coronavirus présente « un risque très élevé » au niveau mondial a mis en garde l’OMS lundi, tout en soulignant les nombreuses incertitudes qui entourent encore la dangerosité et la transmissibilité du variant.

Temps de lecture: 4 min

A ce jour, aucun décès associé au variant Omicron n’a été rapporté», souligne l’Organisation dans un document technique publié lundi, qui donne également des conseils aux autorités pour tenter de juguler la diffusion du nouveau variant. «Etant donné les mutations qui pourraient conférer un potentiel d’échappement à la réponse immunitaire tout comme possiblement donner un avantage en termes de transmissibilité, la probabilité qu’Omicron se répande au niveau mondial est élevée», indique l’organisation alors que la liste du nombre de pays où il est détecté ne cesse de s’allonger, après des premiers cas repérés en Afrique australe en novembre.

«En fonctions de ces caractéristiques, il pourrait y avoir de futurs pics de Covid-19, qui pourraient avoir des conséquences sévères en fonction de différents facteurs et en particulier où ces pics se produiraient», a ajouté l’OMS, qui avait dès vendredi classé le variant comme «préoccupant».

L’organisation souligne toutefois que de nombreuses inconnues demeurent sur ce variant: sa contagiosité, savoir si elle est inhérente aux mutations constatées ou si elle relève du fait que ce variant sait mieux échapper à la réponse immunitaire; le niveau de protection conféré par les vaccins anti-Covid existants en termes de contagiosité et sévérité de la maladie; si le variant provoque des symptômes plus graves.

Symptômes, contagiosité, testing : on fait le point sur ce variant qui inquiète les autorités sanitaires.

Symptômes

Les données préliminaires suggèrent « un risque accru de réinfection » par rapport aux autres variants dont le delta, dominant et déjà très contagieux, selon l’OMS. L’institution ne sait pas encore si omicron est plus facilement transmissible que d’autres variants. Elle ne sait pas non plus s’il entraîne des formes plus graves de la maladie. « Les données préliminaires suggèrent une augmentation des taux d’hospitalisation en Afrique du Sud, mais cela pourrait être dû à l’augmentation du nombre total de personnes infectées », plutôt qu’à omicron, indique-t-elle dans un communiqué.

Les personnes infectées en Afrique du Sud par le nouveau variant du coronavirus omicron ne sont pas gravement malades pour l’instant, même si la recherche reste limitée à ce stade. C’est ce qu’a rapporté la présidente de l’Association des médecins sud-africains, Angélique Coetzee. « Les patients se plaignent surtout d’avoir les muscles endoloris et de fatigue, une fatigue extrême », a-t-elle déclaré. On le voit au sein de la jeune génération, pas chez les personnes âgées ». Ce variant ne nécessiterait pas une hospitalisation immédiate des patients.

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AFP

Testing

Les tests PCR sont toujours efficaces face au nouveau variant du coronavirus omicron et des études sont en cours pour mesurer l’efficacité des autres outils de diagnostic, a indiqué l’OMS. Elle a ajouté que « des études sont en cours pour déterminer s’il y a un impact sur d’autres types de tests, notamment les tests de détection rapide d’antigènes ».

Efficacité des vaccins

D’ici une ou deux semaines, nous devrions connaître l’efficacité des vaccins contre le nouveau variant du coronavirus omicron, a estimé dimanche le virologue Marc Van Ranst (KU Leuven). Il s’agit entre autres d’investiguer sur le degré de contagion du variant et dans quelle mesure il pourrait être résistant aux vaccins établis.

Origine

Selon l’Institut africain de recherche sanitaire à Durban, l’omicron « viendrait d’une personne infectée durant une longue période. C’est un virus ancien avec un ensemble de mutations caractéristiques de l’échappement au système immunitaire ». Ces covid de longue durée – qui forcent le virus à évoluer pour s’adapter à une réponse immunitaire, qui n’est pas assez forte pour l’éliminer – sont plus fréquents chez les personnes immunodéprimées, notamment les malades du sida : or l’Afrique du Sud détient le record mondial du nombre de séropositifs (7,5 millions).

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28 Commentaires

  • Posté par Lecocq Jean-Louis, lundi 29 novembre 2021, 11:27

    @Ernotte Sébastien Personne ne rejette la faute sur les africains. Ce variant n'est que la nième déclinaison d'un virus crée artificiellement (d'où sa dangerosité et sa capacité de mutation). L'OMS n'a jamais pu enquêter sérieusement à Wuhan, d'ailleurs le veut-elle vraiment?

  • Posté par Vanhaelen Christine, lundi 29 novembre 2021, 10:45

    Je suis un bon petit soldat, doublement vaccinée, respectueuse des gestes barrières, et suis attentivement la presse mainstream en pestant contre les antivax et conspirationnistes de tous poils. Ceci dit, quand je lis ceci https://www.google.com/amp/s/www.lavoixdunord.fr/1106015/article/2021-11-28/omicron-des-symptomes-legers-il-est-premature-de-s-affoler-rassure-l-association%3famp, je me dis que les média feraient bien de lever le pied sur les titres destinés à faire peur...

  • Posté par Vanhaelen Christine, lundi 29 novembre 2021, 11:57

    @liliane collin Je n'ai pas peur, justement (et puis, il faut bien mourir de quelque chose). Mais la dramatisation "feuilletonnesque" que nous servent tous les médias commence sérieusement à m'énerver, car elle affecte les personnes mentalement fragiles et vulnérables qui n'ont pas besoin de ça. A quoi bon faire peur avant l'heure, d'autant plus que dans le cas présent, pour reprendre les termes de la spécialiste citée dans l'article de La voix du Nord "it is a storm in a cup of tea".

  • Posté par collin liliane, lundi 29 novembre 2021, 11:36

    Si vous avez peur d'être informée, rien ne vous oblige à lire ou à écouter.

  • Posté par Rabozee Michel, lundi 29 novembre 2021, 11:04

    Cette interview est parue aussi dans le Soir, RTL et RTBF. L'Afrique du Sud n'est pas l'Europe au niveau de la pyramide des âges. La crainte est liée au fait que les quelques patients sur lesquels s'appuient cette information sont jeunes (la population d'Afrique du Sud est bien plus jeune que celle d'Europe), et donc, il n'y a aucune certitude sur l'effet de l'omicron sur les tranches d'âge plus élevées. Il y a eu autant d'articles parus ici dans la catégorie "rassurant" mais prudent" que dans la catégorie "plus inquiétant". Il ne faut pas s'arrêter au titre aussi, on sait que de nos jours, les titres "putaclics" sont devenus -malheureusement- la règle de tout media, revenus publicitaires obligent.

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