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Réforme fiscale et sociale du football belge: «Tout le monde doit vivre mieux», nous dit Pierre François

La rencontre entre le RFC Liège et les Francs Borains (0-0), dimanche à Rocourt, c’était l’occasion de retrouver à la même table deux des grands artisans de la réforme fiscale et sociale qui vient d’être entérinée et qui concerne notamment les différentes divisions du football en Belgique.

Temps de lecture: 2 min

Pierre François rate peu de matches du Great Old Club. Quand à George-Louis Bouchez, il est de l’aveu même de Dante Brogno, le coach des Borains « un président attentif et présent ».

Pierre François nous a d’abord rappelé l’essentiel : « Cette réforme, crainte depuis au moins 2018, se dessine sans que la catastrophe annoncée se concrétise. Elle sera d’abord avantageuse pour les clubs qui ne sont pas totalement professionnels. Les cotisations sociales payées actuellement seront demain moins élevées. Ce jusqu’à des salaires mensuels tournant autour des 5.000, 5.500 euros bruts. Deuxièmement, la Pro League a accepté d’assumer la charge d’un peu plus de 43 millions d’euros, pour financer la réduction sur les bas salaires en allant chercher ailleurs la différence. Tout le monde en fait doit vivre mieux. De l’élite aux amateurs. Le rôle joué par Georges-Louis Bouchez a été essentiel pour que nous ne pleurions pas tous dans les vestiaires. Sans lui et sans son homologue flamand, nous étions morts ! Nous allons à présent faire le maximum pour offrir davantage de gouvernance, de transparence et affiner notre gestion ».

Une petite piste ? « Notamment en dépensant moins de commissions aux agents. Je ne cesse de le répéter aux clubs pros ».

Pour sa part, Georges-Louis Bouchez précisait : « Dans le foot belge, on pouvait jusqu’ici retenir jusqu’à 80 % du précompte professionnel. Autrement dit : un patron de club paie le salaire, plus 80 % de précompte. L’idée était de redistribuer 50 % au club, pour autant qu’il l’utilise à la formation des jeunes et à la modernisation des infrastructures. Il y a eu des demandes de la part d’une série de partis et on en est arrivé à ceci : les 80 % de retenue sont devenus 75 et les 50 % dévolus aux investissements sont montés à 55 %. »

Georges-Louis Bouchez y voit la possibilité d’assumer un rôle social. « Le sport constitue un vecteur important de la lutte contre la violence, la délinquance et l’oisiveté chez les jeunes. Il fallait préserver cela ! »

Précision essentielle : « Cette réforme est définitive. On ne reviendra pas dessus ».

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