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Un policier américain tue un homme en fauteuil roulant qui lui tournait le dos

Le policier, qui n’était pas en service, a tiré neuf balles dans le dos de sa victime.

Temps de lecture: 2 min

Un policier de Tucson, dans l’Etat américain de l’Arizona, a abattu lundi de neuf balles un sexagénaire soupçonné de vol dans un magasin et circulant en fauteuil roulant motorisé, qui refusait de s’arrêter et lui tournait le dos.

Le chef de la police de Tucson, qui a diffusé des vidéos du drame, a indiqué avoir entamé une procédure de licenciement à l’encontre de ce policier, Ryan Remington. Celui-ci n’était pas en service au moment des faits, lundi soir, mais faisait office de vigile dans le supermarché où le vol présumé a eu lieu.

Le chef, Chris Magnus, s’est dit « profondément perturbé » par les actes de son subordonné. « L’usage mortel qu’il a fait de la force durant cet incident est une nette violation des règles de notre service », a déclaré M. Magnus lors d’une conférence de presse organisée mardi soir.

Les services du procureur du comté ont ouvert une enquête, a-t-il précisé.

Il aurait sorti un couteau

Lundi soir, un employé d’un supermarché Walmart avait prévenu le policier Ryan Remington qu’un individu en fauteuil roulant venait de dérober une boîte à outils dans le magasin. L’employé a dit avoir demandé une preuve d’achat à Richard Lee Richards, 61 ans, mais ce dernier aurait selon lui sorti un couteau en lui lançant « Voilà ton reçu », avant de se diriger vers la sortie.

Ryan Remington a à plusieurs reprises demandé à M. Richards de s’arrêter et de jeter son couteau mais ce dernier l’a ignoré, sortant du supermarché et traversant le parking pour se diriger vers un magasin de bricolage situé de l’autre côté.

Selon le chef Magnus, Ryan Remington, rejoint entre-temps par un autre policier appelé sur place, a intimé l’ordre au voleur présumé de ne pas entrer dans ce magasin.

« Lorsque M. Richards ne s’est pas arrêté, l’agent Remington a tiré neuf balles, le touchant dans le dos et sur le côté », a ajouté son supérieur.

Selon l’avocat du policier, Michael Storie, son client a tenté d’apaiser la situation mais l’attitude de la victime ne lui a « pas laissé d’autre choix » que de faire usage de son arme, a-t-il dit au New York Times.

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6 Commentaires

  • Posté par Desmet Marc, jeudi 2 décembre 2021, 13:00

    Une bible à la main de l'autre un flingue, anti avortement mais pour la peine de mort ... Restons bien chez nous!!!

  • Posté par Dubois alain, jeudi 2 décembre 2021, 12:59

    Là-bas les policiers ne sont pas des poules mouillées comme chez nous.

  • Posté par L. Jean-Christophe, jeudi 2 décembre 2021, 14:11

    Ah ? Mais, a vous lire, manifestement là-bas comme ici il y a des cons...

  • Posté par Mente Daniel, jeudi 2 décembre 2021, 12:59

    Même si il s'agissait de vol, même si il y avait refus d'obtempérer à une injonction, RIEN RIEN RIEN n'autorise et encore moins ne justifie de tirer NEUF balles dans le DOS d'une personne. L'état d'handicapé est néanmoins à vérifier. Policier pas en service mais en fonction de vigile mais armé ? Pire qu'au Far West. Vive la NRA !!!

  • Posté par Mauer Marc, jeudi 2 décembre 2021, 21:20

    D’autant plus que s’il fallait vraiment l’arrêter, il était toujours possible de tirer dans la jambe

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