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L’ICIJ diffuse une partie des Pandora Papers

Le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) a rendu public, ce lundi, les noms des bénéficiaires de plus de 15.000 sociétés offshore présentes dans les Pandora Papers.

Temps de lecture: 3 min

Le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), dont fait partie Le Soir, publie ce lundi des données relatives à plus de 15.000 sociétés offshore, fondations et autres entités exotiques issues de l’enquête Pandora Papers. Ces informations ont été intégrées à la base de données baptisée « Offshore Leaks », disponible en ligne sur le site de l’ICIJ. Elles proviennent de deux des quatorze fournisseurs d’offshore au cœur de la dernière fuite : le cabinet panaméen Alemán, Cordero, Galindo & Lee (Alcogal) et Fidelity Corporate Services, basée aux îles Vierges britanniques.

Pour le dire autrement, l’ICIJ ne diffuse donc pas une copie des 11,9 millions de documents qui constituent les Pandora Papers. L’objectif n’étant pas de rendre publics des documents contenant des informations personnelles comme des copies de carte d’identité, des numéros de compte bancaire ou des échanges de mails privés. Les informations ajoutées dans la base de données Offshore Leaks s’apparentent plutôt à des données « types » qu’on pourrait s’attendre à trouver dans un registre officiel des sociétés : à savoir le nom, l’adresse et la date de constitution de la société offshore, ainsi que le nom de ses administrateurs et du ou de ses bénéficiaire(s) économique(s) ultime(s).

On y retrouve plus d’une centaine de Belges ou résidents belges. Ce n’est qu’une fraction des 1.217 Belges identifiés par Knack, De Tijd et Le Soir lors de l’enquête. Mais cette différence n’est pas surprenante : notre liste de 1.217 Belges est basée sur une analyse de plus de 30.000 documents liés à la Belgique. Alors que les noms publiés lundi par l’ICIJ ne concernent « que » deux des quatorze fournisseurs, Alcogal et Fidelity. Et ils ne se basent « que » sur les fichiers structurés de la fuite (qui peuvent être lus par un « robot »), lesquels ne représentent que 4 % du nombre total de documents. De son côté, Le Soir n’a pas publié la liste des Belges identifiés, mais s’est focalisé sur les histoires d’intérêt public en contactant toutes les personnes citées lors de l’enquête avant publication.

La base de données de l’ICIJ contient désormais des informations cruciales sur plus de 800.000 entités offshore issues de cinq fuites différentes. L’ICIJ estime que l’ajout de ces nouvelles données apporte plus de transparence sur les véritables propriétaires des entreprises, fondations et trusts enregistrés dans des juridictions secrètes. En 2022, l’ICIJ intégrera dans son outil en ligne davantage de données liées à d’autres fournisseurs présents dans les Pandora Papers.

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1 Commentaire

  • Posté par Desmet Marc, lundi 6 décembre 2021, 18:54

    Quand même bizarre ces journalistes qui découvrent des fraudes colossales alors que nos fonctionnaires "spécialisés" ne trouvent rien! Ou alors.... bon ... on va trouver et faire un "accord". Le trou sera bouché par d'autres, sans avocats ni fiscalistes et faciles à tondre.

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