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La paix sociale n’a rien à gagner d’un syndicalisme affaibli

Près d’un siècle de dialogue social a codifié les oppositions et gommé les traces de violences.

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Journaliste au service Politique Temps de lecture: 3 min

Ah, je les vois déjà, compassés et frileux, suivant comme des artistes mon costume de bois »… Mobiliser 6.000 personnes (selon les organisateurs) parmi les bases syndicales de la FGTB et la CSC pour défiler à Bruxelles entre Nord et Midi, cela n’a rien d’une démonstration de santé. Au point de nourrir, chez ceux qui honnissent le mouvement syndical, l’espoir un peu fou de voir un moribond dans ce cortège marchant au rythme du « Tango funèbre » de Brel.

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9 Commentaires

  • Posté par L. D., dimanche 12 décembre 2021, 9:46

    Ok sur leur besoin, pas ok qu'ils servent de mercenaires à des partis de gauche dès qu'ils sont dans l'opposition

  • Posté par Frippiat Yves-Marie, mardi 7 décembre 2021, 22:40

    Sur le fond, pas d'objection à l'analyse présentée. Mais il y a diverses manières d'exercer ce rôle, effectivement essentiel, de corps intermédiaire. Schématiquement, le syndicalisme à la française qui tire sur tout ce qui bouge, et le syndicalisme à l'allemande, plutôt cogestionnaire. La question est de savoir où nous nous situons.

  • Posté par Bastin Eric, mardi 7 décembre 2021, 14:13

    Ces dernières années, les syndicats se sont en partie décrédibilisés par leurs grèves politiques au sens le plus partisan du terme. Je pense en particulier à celles de 2015, où ils ont voulu défaire dans la rue ce qui s'était fait dans les urnes. Tant qu'Elio Di Rupo était Premier ministre, une politique de économique de centre centre-droit ne les dérangeait pas, ou du moins ne la critiquaient pas avec un très grande vigueur; la même politique à peu de choses près conduite sans les camarades socialistes au gouvernement fédéral était devenue l'horreur absolue. Résultat : 4 ou 5 journées de paralysie générale du pays, sans revendications précises, si ce n'est la chute du gouvernement. Singulière conception de la démocratie.

  • Posté par Raspe Eric, mardi 7 décembre 2021, 13:05

    Raison de plus pour ne pas se lancer dans des combats perdus d'avance et dans la protection des indéfendables.

  • Posté par Staquet Jean-Marie, mardi 7 décembre 2021, 12:37

    Un syndicat n'est pas un parti politique et un parti politique n'est pas un syndicat. Si dire ça, c'est menacer la paix sociale, beaucoup de gens "menacent la paix sociale"... mais certains dignitaires syndicaux feraient bien de jeter un oeil sur leur train de vie résolument éloigné de celui du prolétariat (qui compte aujourd'hui de nombreux "indépendant", horreur suprême...) et sur l'état des comptes de leur organisation car peut-être que leurs affiliés auraient quelques interrogations sur la destinée des fonds communs qu'ils ont constitués...

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