Accueil Opinions Chroniques

«La Lettre d’Ivan De Vadder»: «De taal is gansch het Volk!»

En Flandre et aux Pays-Bas, on vote aussi pour le « mot de l’année ». Si chacune de ces deux régions a sa propre liste, on y retrouve de nombreux termes relatifs à la pandémie.

Article réservé aux abonnés
Chroniqueur Temps de lecture: 5 min

La Langue, c’est tout le peuple. » Ce vers connu en Flandre est de la main de l’écrivain gantois Prudens van Duyse, qui fut archiviste de la ville de Gand entre 1838 et 1859, année de sa mort. Il est commémoré par une petite place tranquille à Gand, construite en 1883, au carrefour de 5 rues, avec un platane solitaire au milieu.

En qualité de cofondateur, en 1836, de l’association du même nom, « De Tael is gansch het Volk », van Duyse donna une impulsion importante au mouvement flamand. Le vers provient d’un de ses poèmes qui exprime le point de vue romantique selon lequel l’âme populaire se reflète dans la langue, ainsi que le point de vue linguistique selon lequel chaque nation exprime sa propre image du monde dans sa langue : « Protège, honnête Belge, la parole de ces glorieuses demeures, Quelles ténèbres infernales accablent ton rivage de salut. Le style, c’est tout le peuple, Buffon, ce sont tes mots : La langue, c’est tout le peuple ! »

Cet article est réservé aux abonnés
Article abonné

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

Avec cette offre, profitez de :
  • L’accès illimité à tous les articles, dossiers et reportages de la rédaction
  • Le journal en version numérique
  • Un confort de lecture avec publicité limitée

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

2 Commentaires

  • Posté par dercq jul, jeudi 16 décembre 2021, 6:28

    Jolie chronique

  • Posté par Bartet Guy, mercredi 15 décembre 2021, 16:35

    Écrire que le flamand est la variante belge du néerlandais du sud (avec des minuscules car je parle des langues et non des gens), c'est aller vite en besogne. La majorité des Flamands ne parlent pas ce néerlandais "académique" (on parlait naguère de l'ABN, algemeen beschaafd Nederlands, mot insupportable pour les Flamands d'aujourd'hui), mais plutôt le flamand de leur ville, leur village, leur quartier, leur rue... On n'a donc pas deux langues de part et d'autre du Moerdijk mais plutôt deux patchworks linguistiques.

Aussi en Chroniques

Chronique Carta Academica: Romain Rolland était-il «poutiniste»?

Tous les samedis, « Le Soir » publie la chronique d’un ou plusieurs membres de Carta Academica. Cette semaine : l’homme de lettres, musicologue et internationaliste s’est fermement opposé au boycott des œuvres et des artistes allemands durant la Première Guerre mondiale. Son héritage spirituel ferait bien d’inspirer ceux qui, aujourd’hui, déprogramment les artistes russes.

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs