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Dès 2022, 76.500 véhicules interdits à Bruxelles

Voitures, camionnettes et bus diesel de norme EURO 4 ne pourront plus circuler dans la Zone de Basses Emissions (LEZ) dès le 1er janvier prochain. La Région prévoit toutefois des dérogations pour certains véhicules.

Temps de lecture: 3 min

I nstaurée en 2018, la zone de basses émissions bruxelloise, appelée LEZ, bannit petit à petit les engins motorisés les plus anciens. Le projet vise à améliorer la qualité de l’air dans la capitale. Selon l’Agence européenne de l’environnement, la pollution de l’air est chaque année à l’origine d’environ 1.000 décès prématurés liés à des affections pulmonaires à Bruxelles. Dès le 1er janvier 2022, les diesels Euro 4 se trouveront placés à leur tour sur la liste noire. Les voitures concernées représentent 12 % du parc automobile testé à Bruxelles, mais sont responsables de près de la moitié des émissions de particules fines (47 %) et d’un quart des émissions d’oxyde d’azote.

A deux semaines de cette nouvelle étape de la Lez, la Région a détaillé le nombre de véhicules concernés : soit environ 76.500 véhicules de 11 ans et plus, immatriculés en Belgique et circulant sur son territoire. Parmi ceux-ci, 25.000 sont immatriculés à Bruxelles. Il s’agit des véhicules flashés par les caméras de la LEZ au moins une fois en novembre dernier. « Lors du comptage réalisé en mai dernier, ce chiffre était de 95.000, dont 35.600 immatriculations à Bruxelles. Les chiffres diminuent et cela montre que les gens anticipent la mesure et s’adaptent », explique Bruxelles Environnement.

Trois mois de transition

De manière globale, la LEZ atteint son objectif d’amélioration de la qualité de l’air, indique l’administration. « Des estimations montrent qu’à situation de mobilité constante, la modification du parc automobile aurait permis, entre juin 2018 et octobre 2020, de réduire les émissions de transport. Les baisses sont de 9 % pour les oxydes d’azote, de 17 % pour les particules fines et de 38 % pour le black carbon ». Concernant les diesels Euro 4, les conducteurs en infraction bénéficieront d’une période de transition de trois mois. Ils risqueront ensuite une amende de 350 euros à partir d’avril 2022.

Pour accompagner les Bruxellois concernés et cherchant une alternative, la Région propose notamment les primes Bruxell’Air et LEZ. La première offre une prime aux automobilistes qui radient leur plaque d’immatriculation et optent pour un autre mode de transport. La seconde soutient les professionnels dans le remplacement d’un véhicule utilitaire léger (N1) bientôt interdit de rouler. A noter que différentes catégories de véhicules bénéficient d’une dérogation. Une petite partie des fameux 76.500 propriétaires concernés pourront donc continuer à circuler après le 1er janvier 2022. Combien auront droit à une dérogation ? « Difficile à prédire, mais ce sera a priori très limité », nuance Bruxelles Environnement.

Enfin, une prochaine vague d’interdictions est planifiée pour le 1er janvier 2025. Elle concernera, cette fois, les véhicules diesels Euro 5 et ceux à essence ou hybrides Euro 2. Toujours à Bruxelles, l’interdiction complète des véhicules thermiques est prévue en 2035.

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11 Commentaires

  • Posté par De Clercq Jean-Pierre, jeudi 16 décembre 2021, 18:37

    Et comme l’exemple ne vient évidemment pas d’en haut, il est intéressant d’analyser les dérogations . Police, vehicules d’entretien, etc, etc…….et bien entendu les poids lourds .

  • Posté par Bodart Anne, jeudi 16 décembre 2021, 18:14

    ces zones LEZ sont évidemment un scandale et je ne comprends même pas qu'on puisse un tant soi peu les défendre..ah oui une vague étude qui a analysé les émissions de particules sur le bord du trottoir en regardant les voitures passer. et aucune analyse critique de la part des journalistes qui gobent ce genre d'étude sans aucun esprit critique. Alors que leur travail devrait au contraire consister a relever les inepties, l' inconstitutionnalité, l’inégalité, l’inutilité et le cynisme de ce genre de mesure..Les journalistes, bordel, pour une fois, faite votre travail....

  • Posté par David Questiaux, jeudi 16 décembre 2021, 17:34

    Economiquement, il vaut mieux payer l'amende (hypothétiquement) que de changer de bagnole, c'est moins cher. Problème résolu. C'était déjà le cas à l'époque du mazout "rouge". Plus intéressant de payer l'amende que de payer le plein prix du diesel

  • Posté par Pillois Martine, jeudi 16 décembre 2021, 17:20

    Que les véhicules de plus de 30 ans échappent à l'interdiction est incompréhensible. A moins bien entendu de se souvenir qu'à l'époque on construisait des voitures à la consommation quasi nulle, sans rejet d'aucune sorte. Bon sang, mais c'est bien sûr ! Yaka réinstaller les chaînes de production des VW Cox à Forest, bon pour l'emploi, bon pour l'environnement, pas cher à acquérir, que des qualités.

  • Posté par BAES Philippe, jeudi 16 décembre 2021, 16:54

    Les LEZ, où comment faire en sorte que rouler en voiture redevienne un privilège de nantis, comme il y a 100 ans. Merci la gauche !

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