Accueil Société

Le cri d’alarme des oncologues: «Après la pandémie, une épidémie de cancers nous attend»

Des scientifiques et praticiens appellent à réévaluer de façon urgente la priorisation chirurgicale en temps de crise, pour aujourd’hui et pour demain. Le problème est organisationnel et éthique. Les reports de soins sont une bombe à retardement, notamment pour les patients atteints de cancer.

Article réservé aux abonnés
Journaliste au service Société Temps de lecture: 6 min

Après la pandémie, une épidémie de cancers nous attend ! » Vincent Donckier, chef du service de chirurgie de l’Institut Bordet, le centre du cancer de l’ULB, tire le même signal d’alarme que celui lancé en février par le directeur de l’OMS Europe : « Il faut s’attendre à une surmortalité due au cancer dans les mois ou les années qui viennent. »

En Belgique, quelque 5.000 cancers n’ont pas été diagnostiqués depuis le début de la crise, estime le Fonds contre le cancer. Les raisons sont multiples, qu’il s’agisse des rendez-vous différés à cause de la surcharge hospitalière, de l’effet domino de ces reports de soins sur l’agenda des différents services ou de la crainte de se rendre à l’hôpital. Or, on sait que plus le dépistage est précoce, plus grandes sont les chances de guérison ou de survie. Celles-ci ont en outre été fortement impactées par des reports de traitements alors que le cancer nécessite une prise en charge globale…

Cet article est réservé aux abonnés
Article abonné

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

Avec cette offre, profitez de :
  • L’accès illimité à tous les articles, dossiers et reportages de la rédaction
  • Le journal en version numérique
  • Un confort de lecture avec publicité limitée

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

34 Commentaires

  • Posté par Lambert Guy, samedi 18 décembre 2021, 14:15

    Une des principales raisons à cette situation dont on parle peu et qui, c'est plus qu'une coïncidence, n'est pas abordée dans cet article réside dans l'obsession de notre société d'allouer la toute grande majorité des fonds aussi bien publics que privés à la lutte contre le cancer au curatif plutôt qu'à la prévention. Si un équilibre était rétabli vers cette dernière, on n'en serait pas là.

  • Posté par Linard Robert, vendredi 17 décembre 2021, 19:23

    Choix cornélien

  • Posté par Detez Olivier, vendredi 17 décembre 2021, 12:30

    Il s'agit d'avantage d'une question de "capacité hospitalière" que d'une question de vaccinés ou pas. Ce qui m'interpelle c'est que depuis le départ nos autorités ont fait le choix de réserver une part importante de cette capacité au traitement spécifique des malades du covid au détriment de la détection et du traitement de pathologies pourtant plus létales (comme les cancers ou problèmes cardiovasculaires par exemple). Tant qu'à laisser sur le côté certains patients (ce qui est horrible dans tous les cas), il eut alors était plus "juste" d'appliquer une politique du "premier arrivé, premier soigné", plutôt que de reporter de façon systémique le traitement des pathologies non covid pour "réserver" des capacités (à certains moment non utilisées à 100%) aux seuls patients Covid. Pourquoi un patient Covid serait plus important qu'un autre? Tous les citoyens méritent d'être pris en charge.

  • Posté par MORNARD PASCAL, vendredi 17 décembre 2021, 11:25

    Lrs autorités ont fait ce choix . Priorité au Covid , sans traitement en amont avant hospitalisation .Des maladies bien plus graves ont ainsi volontairement été négligées . Mais cette stratégie restera bien sûr impunie . Il suffit de lire les commentaires et les gardes chiourmes qui rugissent à la moindre critique même argumentée sur la gestion de cette "pandémie"...

  • Posté par STORDIAU Pierre, vendredi 17 décembre 2021, 12:11

    Non, MORNARD PASCAL. En bon conspirationniste vous inversez les rôles du "criminel - victime" ou du "violeur - violé" ! >>> Dialectique erronée; d'abord car il n'y a PAS de "traitements en amont" (lesquels ? l'antiparasitaire Ivermectine décrié par l'OMS ? LOL) ... et ensuite pcq ce ne sont pas "les politiques" qui ont "créé la pandémie" (thèse complotiste débile). Par contre; OUI, les antivax et autres kollabos contribuent a l'augmentation des malades Covid encombrant les hôpitaux ! Goed geprobeerd , comme on dit chez nous.

Plus de commentaires

Aussi en Société

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs