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Affaire Julie Van Espen: Steve Bakelmans condamné à la prison à vie

Le jury et la cour n’ont retenu aucune circonstance atténuante.

Temps de lecture: 4 min

La cour d’assises d’Anvers a condamné mercredi après-midi Steve Bakelmans à la réclusion criminelle à perpétuité pour le viol et l’assassinat de Julie Van Espen le 4 mai 2019. Il écope également d’une mise à disposition du tribunal d’application des peines de 15 ans et d’une période de sûreté de 20 ans.

Le jury et la cour n’ont retenu aucune circonstance atténuante. La défense leur avait demandé de tenir compte de la jeunesse difficile de Steve Bakelmans. Ils ont plutôt suivi la réquisition du ministère public, même s’ils ont réduit la période de sûreté à 20 ans, contre 25 ans demandés.

L’usage d’une extrême violence exécutée sans aucun scrupule à l’encontre de la victime, associé au fait que Steve Bakelmans a jeté le corps dans le canal, empêchant famille et amis de faire leurs adieux dans la dignité, ont motivé la cour et le jury à se prononcer pour une peine à perpétuité. « Vous avez causé des souffrances inhumaines et irréparables », a exprimé Alexandra Van Kelst, présidente de la cour d’assises, lors de la lecture de la sentence. « Les faits renseignent un haut degré de psychopathie. Vous vous situez dans la catégorie à risque la plus élevée en ce qui concerne la violence sexuelle et la violence physique, tout en étant presque impossible à traiter, comme en témoignent les examens psychiatriques. »

La présidente de la cour d’assises a également fait mention du lourd passé judiciaire de l’accusé, qui avait déjà été condamné à deux reprises pour viol. « La dernière condamnation n’a malheureusement pas permis d’assurer la protection de la société », a-t-elle déploré.

Le manque de sens moral et de remise en question de Steve Bakelmans fut également pris en compte. « Des violences sexuelles dans le passé avaient aussi eu lieu, dans et en dehors de votre relation. Plusieurs chances vous ont été offertes, tant par la justice que par le soutien psychologique de votre entourage. Mais à chaque fois, vous avez choisi de ne pas y répondre. Cela illustre votre dangerosité. Vous avez choisi de vous droguer et de vivre comme un sans-abri. »

Si la jeunesse difficile de l’accusé a bien été évoquée par la cour et le jury, ces derniers ont estimé qu’elle ne représentait pas une raison valable pour être invoquée comme circonstance atténuante. « Des années de violences sexuelles et intrafamiliales, et ce dans un cadre éducatif totalement défaillant, ont sans aucun doute contribué au développement de votre personnalité », peut-on lire. « Mais ce n’est pas une circonstance atténuante, compte tenu des nombreuses opportunités et interventions de la justice que vous avez déjà reçues auparavant. »

« Vous représentez un danger réel et sérieux pour la société. C’est pourquoi vous êtes condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, d’une mise à disposition du tribunal d’application des peines de 15 ans et d’une période de sûreté de 20 ans. Vous serez également privé de vos droits à vie. Il s’agit d’une sentence très sévère, mais la porte n’est pas encore complètement fermée. Saisissez cette opportunité et faites-en quelque chose », a déclaré la présidente de la cour d’assises.

Durant toute la lecture du verdict, Steve Bakelmans s’est montré impassible et n’a exprimé aucune émotion ou réaction lorsque la sentence a été prononcée.

Enfin, la présidente de la cour d’assises Alexandra Van Kelst a également tenu à remercier le jury pour son travail et fait l’éloge des parties civiles. « Je tiens à exprimer mon respect et mon admiration pour l’attitude courageuse, sereine et digne que vous avez adoptée. Je ne vous souhaite que de la force dans la poursuite de votre processus de reconstruction », a-t-elle conclu.

Du côté de la défense, on s’est estimé « satisfait que la jeunesse horrible ait été considérée dans la justification du verdict », a réagi le maître Dimitri de Béco, pour qui c’est certain, l’accusé « ne serait pas ce qu’il est sans cela ».

« Nous savions de toute façon que la sanction serait lourde. Nous avons essayé de convaincre le jury et la cour de ne pas prononcer une réclusion criminelle à perpétuité, mais peut-être que le cas de Julie Van Espen ne pouvait pas se terminer autrement » a exprimé M. de Béco, néanmoins satisfait que la période de sûreté soit de 20 ans, et non 25 comme demandé. « Cinq ans peuvent faire une grande différence dans la vie d’une personne. Je trouve que c’est un message encourageant pour mon client », a-t-il conclu.

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10 Commentaires

  • Posté par Esquenet Alexandre, mercredi 22 décembre 2021, 19:48

    Execution immédiate du tordu.

  • Posté par collin liliane, mercredi 22 décembre 2021, 17:14

    En Belgique, un an de prison coûte 53.472 euros. Soit 1.069.440 euros sur 20 ans - car c'est ce que veut malheureusement dire l'expression prison à vie. Ce type ne vaut pas ça. Pour quelque 3.000 euros, il y a déjà des funérailles très convenables.

  • Posté par Lhermitte Jean-Yves , vendredi 24 décembre 2021, 11:34

    Votre aigreur vous égare, liliane. Si vous faisiez quelque chose d utile de votre vie au lieu de hanter le forum du soir ( et d autres peut-être ). Vous inscrire dans une Asbl? Militer dans un parti politique ? Ceci dit, Le droit a la vie est irréfragable ! L Histoire nous l a prouvé a mainte et mainte reprise. Vous ne pouvez introduire aucune exception au droit a la vie, car aussi petite que soit cet exception, elle entraînera des dérives inacceptable. Tous vos exemples a base de Dutroux, génocidaires, dictateurs n y feront rien.

  • Posté par Petitjean Marie-rose, jeudi 23 décembre 2021, 7:05

    Liliane, je constate que vous défendez la loi du Talion et que vous êtes dès lors bien proche des textes sacrés que vous vouez habituellement aux gémonies.

  • Posté par collin liliane, jeudi 23 décembre 2021, 0:20

    @ Petitjean Marie-rose Bien sur que le respect de la vie devrait être à géométrie variable. Dutroux and co ne valent pas l'argent qui est dépensé pour eux et qui devrait être utilisé de manière plus utile, par exemple dans la prévention. Et cela n'a vraiment rien à voir avec la démocratie: le Japon ou les USA sont des démocraties et ont recours aux exécutions; et quand la France y procédait encore, elle n'était pas une dictature pour autant.

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