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Négociations sociales chez Brussels Airlines: toujours rien de concret

Pause de fin d’année dans les discussions entre syndicats et direction de la compagnie aérienne. Il n’y aura plus d’action avant la mi-janvier mais, si rien ne bouge, elles pourraient, alors, devenir plus lourdes.

Journaliste au service Economie Temps de lecture: 2 min

Après la journée de grève, lundi, observée par une partie du personnel de bord (pilotes et personnel de cabine) de Brussels Airlines, chacun appelait à la reprise du dialogue. Ça tombait bien, il y avait déjà des réunions prévues à l’agenda avec les pilotes le mardi, avec le personnel de cabine mercredi. Deux réunions plus tard, les choses semblent ne pas avoir beaucoup évolué. Prochaine réunion le 11 janvier. D’ici là, les syndicats se réuniront sans doute pour poursuivre leur stratégie. Et d’ici là, seule garantie : il ne devrait plus y avoir d’actions sociales.

Les représentants des pilotes comme des hôtesses et stewards le répètent, la nouvelle organisation du travail chez Brussels Airlines, mise en place parallèlement au plan de restructuration Reboot+ qui a vu partir un quart du personnel (environ 1.000 personnes sur les 4.000 initiales) en 2020, est épuisante en plus d’être moins bien payée. Les vols « tard » et « tôt » s’enchaîneraient sans le temps nécessaire à la récupération, les absences dans les équipes se multiplieraient et provoqueraient d’incessantes réorganisations. Depuis l’été dernier, les syndicats pointent le besoin de remettre le sujet sur la table. La direction de la compagnie renvoie au respect des conventions collectives signées par les syndicats eux-mêmes.

La reprise des réunions vont-elles faire évoluer les choses ? « Les négociations sont en cours mais on ne peut pas dire qu’il y a une ouverture de la part de la direction, explique Olivcier Van Camp (Setca). Il y a une pause durant les fêtes et début janvier les syndicats devraient se réunir pour affiner notre stratégie. » « Il n’y a rien de neuf sur la table, on aborde l’ordre du jour comme s’il ne s’était rien passé. Par contre les intimidations du personnel se poursuivent, poursuit Didier Lebbe (CNE). Nous allons mandater un avocat pour estimer à quel point Brussels Airlines porte atteinte au droit de grève. Nous verrons à la rentrée comment les choses se passent mais s‘il n’y a rien de neuf, si la direction reste d’une telle rigidité on risque de rentrer dans une période de conflit permanent et d’actions à plus longs termes. »

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