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Baudelaire ou les ambiguïtés de la modernité

Deux cents ans après sa naissance, Charles Baudelaire est passé du statut de poète maudit à celui d’icône des Lettres françaises. Mais s’il incarne la modernité, l’homme fut aussi intensément réactionnaire.

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Chroniqueur Temps de lecture: 14 min

Baudelaire incarne le prototype de l’artiste maudit. Personnage qu’il a lui-même travaillé en narcisse accompli, poussant l’ambivalence à son paroxysme : ainsi a-t-il porté, à sa façon qui reste ultra-classique, une modernité poétique dont Verlaine, Mallarmé, un peu Rimbaud seront, pour une part, les héritiers. Mais son anti modernisme foncier n’en est pas moins radical et rageur : « Le progrès indéfini, écrit-il dans son recueil de critique d’art, est un mode de suicide incessamment renouvelé ».

Double face ou capacité de dissimulation ? Intensément réactionnaire, il se refrène publiquement, et ne se met jamais à découvert. En vérité, classicisme ultra-conservateur et modernité exacerbée, Baudelaire porte en lui les deux pulsions : c’est cette déchirure intime qui en fait un poète incomparable au sens strict du terme.

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