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William Christie: une leçon de musicologie vivante

Cassanéa de Mondonville, Titon et l’Aurore

Fiche - Temps de lecture: 1 min

Aurait-on pu imaginer, quand William Christie ressuscitait Atys de Lully, qu’il s’attaquerait un jour à un opéra de Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville, à l’époque un nom dans les dictionnaires ? Historiquement, Titon et l’Aurore est pourtant une œuvre importante car elle sert la cause de la Pompadour. En 1750, celle-ci se produit à Versailles en Aurore avec le souci de montrer à la fois son amour pour Louis XV et son rôle de mécène. Comme elle entend poursuivre la démonstration jusqu’à l’Académie royale de musique, elle choisit Mondonville, un musicien très actif dans la capitale. Il compose un spectacle fastueux qui va tenir le haut du pavé jusqu’à la Révolution où il sombre dans l’oubli. Jusqu’à ce que Christie s’en saisisse en association avec le metteur en scène et marionnettiste américain Basil Twist pour un spectacle d’une imagination scénique envoûtante doté par ailleurs d’une splendide distribution : Reinoud Van Mechelen en Titon, Gwendoline Blondeel en Aurore pour les bons, Emmanuel de Negri et Marc Mauillon comme les rivaux amoureux déçus. Quand une leçon de musicologie vivante devient un spectacle phare : Christie, une fois de plus, frappe où on ne l’attend pas et nous ravit.

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