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Enseignement supérieur: vers une réforme des rythmes académiques pour la rentrée 2023-2024?

A l’approche des examens de janvier, la question des rythmes académiques revient sur le devant de la scène. La ministre de l’Enseignement supérieur poursuivra les réflexions en 2022 pour d’éventuelles adaptations lors de la rentrée 2023-2024.

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 5 min

Les étudiants du supérieur s’apprêtent à achever leur seconde semaine de blocus. Si les vacances de Noël sont synonymes de détente pour nombre d’entre nous, il n’en est rien pour ces étudiants qui enchaînent les heures d’étude. Leur dernière semaine de congé remonte au 7 septembre. Ils auront donc enchaîné 19 semaines de cours et/ou révisions consécutives avant la fin des examens prévue le 23 janvier prochain. Les plus chanceux peuvent espérer terminer leur session à la mi-janvier. « Une situation qui existe depuis toujours », me diriez-vous. En effet. Mais nombreux sont les enseignants et académiques à remettre en question ce système.

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4 Commentaires

  • Posté par S M, jeudi 30 décembre 2021, 12:28

    Madame Glatigny continue de confondre démocratisation de l’enseignement supérieur – obligation morale et politique dans nos démocraties – et massification de cet enseignement. Il y a quelques décennies, les politiques ont voulu faire croire qu’il était possible, moyennant une 7e professionnel de « remise à niveau », de sortir d’une section « vente/étalage » et de réussir des études supérieures en commerce international, par exemple. Et sont venus s’inscrire dans le supérieur des étudiants persuadés que du commerce… c’est du commerce ! Inutile d’expliquer que ces étudiants (qui représentent parfois 25% d’une classe) échouent lamentablement lors d’examens en géopolitique ou économie politique, par exemple : leur non-connaissance massive d’un vocabulaire abstrait (ils n’y ont pas été formés dans le secondaire) couplée à une inculture totale du monde politique, économique… de l’histoire, de la géographie… entre autres, ne leur permet pas la formalisation de concepts et encore moins la mise en équations de ces concepts. Vu le nombre d’échecs, cette première erreur de « vista » allait être rectifiée par de nombreuses mesures qui allaient transformer lesdits échecs en réussite : 48/60 puis 45/60 des cours réussis entrainaient le passage en 2e année… (cela vient d’un peu changer). C’était aussi la merveilleuse époque où le mot « savoir » était interdit dans les projets pédagogiques car remplacé par « compétence ». On créa aussi des cours de remédiation qui engloutissent un pognon fou et qui ne servent à rien dans la toute grande majorité des cas : à quoi une méthodologie de l’étude peut-elle bien servir quand l’étudiant ne comprend pas le moindre concept de ses cours ? Une rustine pour bâcher le néant… Alors on commença à entrevoir (c’est maintenant acté dans de nombreuses écoles) le regroupement des cours qui visent les mêmes compétences : pas besoin de réussir tous les cours regroupés dans un même « sac » de compétences si l’étudiant a prouvé qu’il maîtrisait les compétences visées dans un des « gros » cours du sac. On se demande bien pourquoi on continue à présenter différents cours de droit – administratif, constitutionnel, civil, social… – puisqu’ils visent tous les mêmes compétences ! Parallèlement à ces mesures, le temps des études s’allongeait : parfois 5 et jusqu’à 9 ans pour en faire 3 avant que des formations Forem ne viennent repêcher ces diplômés qui ne sont ni des manuels (au sens très noble du terme) ni des intellectuels pour essayer de leur trouver un job. Et pendant que l’enseignement coûte une fortune, les patrons cherchent désespérément des travailleurs qualifiés… Il faut pousser chaque individu au maximum de ses possibilités, augmenter le niveau du primaire, savoir que tout le monde n’est pas fait pour des études intellectuelles et arrêter de baisser le niveau au risque de finir par paralyser, par incompétence, le monde du travail, l’économie puis la société tout entière.

  • Posté par David Questiaux, jeudi 30 décembre 2021, 10:11

    Surtout empêchez ces gens de continuer à nuire. Payez-les à rien foutre s’il le faut, ce sera moins mauvais pour l’humanité. Le problème c’est la transition entre les vacances (6 ans de secondaires) et le travail (supérieur). La plupart cherche encore fin décembre comment ils vont s’y prendre pour essayer de comprendre la manière d’ouvrir un bouquin pour travailler. Tout ça à cause de la culture du loisir qui est « enseignée » en secondaire. Pourquoi se casser le dos alors qu’il n’y a pas besoin ? Après ? Ben c’est la merde. Mais on s’en fout vu que c’est pas le même ministère ni même le même parti qui joue.

  • Posté par Moriaux Raymond, jeudi 30 décembre 2021, 1:04

    Je suggère de supprimer les examens. De cette façon, le mieux-être des étudiants sera assuré tout en augmentant encore le nombre de "fonctionnaires incompétents" (une sorte de pléonasme) dont on sait que les administrations les détruisent à grande vitesse.

  • Posté par Jean Luc, jeudi 30 décembre 2021, 0:07

    Le système actuel est assez ardu ; cependant, les étudiants qui y consacrent le sérieux, le courage et la quantité de travail utile, et disposent des moyens intellectuels adéquats, réussissent sans problème. Il n'y a donc aucune raison pour modifier un système qui fonctionne - sauf à, une fois de plus, vouloir niveler par le bas (auquel cas l'Université servira surtout à fournir à l'administration les fonctionnaires incompétents font elle fait grand usage).

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