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UE: le nucléaire et le gaz naturel comme énergies de transition

La Commission européenne propose que ces énergies puissent servir la transition vers la neutralité carbone. Des pays s’y opposent, mais ils ne sont pas assez nombreux.

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Journaliste au service Monde Temps de lecture: 4 min

C’est un dossier suffisamment controversé pour que l’on puisse penser que la Commission européenne mettra toutes les chances de son côté. Mais en envoyant sa proposition d’acte délégué (qui complète la législation) pour consultation aux experts des pays européens vendredi 31 décembre aux alentours de minuit, on pourrait penser qu’elle a fait pire que bien. Après des mois d’hésitation, elle propose en effet de qualifier, sous conditions, le nucléaire et le gaz naturel comme activités qui contribuent substantiellement à la transition vers une économie neutre en carbone. Ce classement des activités considérées comme durables sur le plan environnemental, la « taxonomie verte », doit agir comme une véritable boussole pour les investissements, alors que l’UE a promis la neutralité carbone pour 2050.

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23 Commentaires

  • Posté par Baeyens Remi, lundi 3 janvier 2022, 14:32

    On nous bombarde avec des chiffres. Ces chiffres sont des estimations. L'honnêteté scientifique exige de donner des fourchettes d'incertitude et dans quel laps de temps avec aussi une fourchette.Si nous dépassons ces chiffres phares nous serons punis, c'est certain. Si l'on est en dessous, serions nous récompensés? Je ne crois pas. Si sciences et politiques sont mêlées cela sentira le roussi ! Je crains que cela nous mènera à la dictature et quelle dictature ?

  • Posté par Lambert Guy, lundi 3 janvier 2022, 13:12

    Je suis surpris par les arguments avancés concernant le nucléaire aussi bien par ceux qui sont évités par les pro-nucléaires. Je lis beaucoup de certitude chez de nombreuses personnes ici comme chez Mr Bouchez. Perso, je suis plutôt rempli d'incertitudes car, à mon sens, personne ne sait réellement ce que tous nos choix vont impliquer (mais aujourd'hui, l'important n'est-il pas de faire croire qu'on a raison?). Par contre, j'ai du mal à accepter l'ignorance ou la mauvaise foi comme celle de dire que la diminution du CO2 est prioritaire (dans le cas des centrales au gaz) mais que, parallèlement, dans la fabrication des plastiques ou de la taxation du kérosène, on se montre beaucoup moins pro-actif (comme le MR et Mr Bouchez). On est en droit d'y voir surtout un discours opportuniste plutôt que réellement honnête et cohérent. D'autre part, je suis surpris que la problématique des déchets soit aussi peu débattue. Pourtant cela concerne au premier chef les générations futures (nous beaucoup moins - opportunisme encore ou égoïsme?). Enfin, écrire que le gaz nous mette en dépendance énergétique: pas de problème mais ne pas l'écrire en ce qui concerne l'uranium me semble malhonnête d'autant plus que l'on perçoit une ruée collective sur les lieux de production (hors Europe). Alors, débattre: ok mais en restant honnête.

  • Posté par André Weissenberg, mercredi 5 janvier 2022, 14:06

    @ Lambert: On a le recul nécessaire pour juger du nucléaire. C'est totalement positif (cfr la crucifixtion d'ENGIE-ELECTRABEL hier par Loik Le Floch-Prigent). Par contre, on est très loin de pouvoir en dire autant pour le gaz, dont à tout le moins le prix est structurellement à la hausse, outre le fait qu'il s'agit d'une énergie fossile et qu'il y a un lobby - sans aucun doute largement subventionné par GAZPROM - pour pousser le gaz. Le gaz a pour corollaire de nous mettre dans la dépendance stratégique de Poutine. Enfin, pour les énergies intermittentes, c'est la bouteille à encre. Mais le besoin de disposer de capacités très largement supérieures aux besoins à cause du faible rendement (à condition de ne pas remettre en cause l'adage (écolo!) qui prétend qu'il y a toujours du vent qqpart) plombe ces solutions de manière rédhibitoire.

  • Posté par STORDIAU Pierre, mardi 4 janvier 2022, 14:25

    Beau match Messieurs ; mais j'accorderai cependant la belle à ... Monsieur Fonder Daniel : En effet, "semer le doute" est LA tactique par excellence utilisée par une personne à court d'arguments ! (un antivax vous dirait "qu'on ne sait pas assez" ...) . En fait , c'est la technique du mauvais joueur qui essaye de "botter en touche". Pour ma part, l'atome n'est PRÉSENTÉ que sous l'angle de la Fission (avec matière fissile en déchets) alors qu'il existe le nucléaire de FUSION (plus propre et en quantité quasi illimitée). MAIS il faut INVESTIR dans la recherche (depuis longtemps décriée par Ecolo-Groen). Autre certitude ... c'est qu'il y a un énorme problème de "lissage" dans la production électrique dite "verte": le stockage. Ecolo-Groen nous vantaient la chute des prix des batteries li ... or rien n'est moins sûr depuis que Rio-Tinto se fait contester en Serbie pour ses mines de Lithium (par les environnementalistes, svp!).

  • Posté par Fonder Daniel, mardi 4 janvier 2022, 9:13

    A MR Lambert, la stratégie de l’incertitude est une forme utilisée après celle de la peur par les tenant de la sortie du nucléaire. Même si le dossier est complexe, il y a deux certitudes : le renouvelable ne peut assurer notre besoin énergétique avant 2050 et des évolutions technologiques majeures, les réductions de consommations seront inférieures à 25% en Belgique sans tenir compte d’une croissance probable. Tout le reste sont des nuages de fumées et l’urgence climatique impose la neutralité carbone des émissions dans l’atmosphère. Votre propos sème le doute et j’ai été gentil de parler de méconnaissance et non de perversité.

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