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Coronavirus: la FEF demande des règles identiques dans tout le supérieur à l’approche des examens

Pour la FEF, il incombe à la ministre de l’Enseignement supérieur d’imposer des normes «applicables de la même manière par tous les établissements» et permettant à tous les étudiants concernés de passer l’ensemble de leurs examens en janvier.

Temps de lecture: 2 min

La Fédération des étudiants francophones (FEF) a demandé mercredi des règles identiques dans tout le supérieur pour la session d’examens de janvier, en cas de quarantaine liée à la pandémie de coronavirus, au lieu de la souplesse préconisée la veille par la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Glatigny.

Les étudiantes et étudiants des universités et hautes écoles francophones entament une nouvelle session d’examens marquée par le coronavirus et, cette année, par le variant omicron, plus contagieux et désormais dominant en Belgique. Face à cette situation, Mme Glatigny (MR) a appelé les établissements à faire preuve de souplesse, afin de trouver des solutions sur mesure pour les jeunes concernés par un isolement ou une quarantaine durant leurs examens.

Cette «logique du cas par cas» fait froncer les sourcils de la FEF. «La possibilité, pour les étudiants contaminés ou ayant eu un contact à haut risque, de participer à une épreuve à une date ultérieure au sein de la même session - et donc de garder deux chances de réussite sur l’année - est laissée à la libre appréciation des établissements ou des professeurs», constate la fédération estudiantine. Elle craint que cette «trop grande marge de manœuvre» se solde par des inégalités de traitement. «Au-delà du stress engendré pour tous, cette incertitude pourrait pousser des étudiants contaminés à se présenter coûte que coûte à leurs examens», estime-t-elle.

Pour la FEF, il incombe dès lors à Mme Glatigny d’imposer des normes «applicables de la même manière par tous les établissements» et permettant à tous les étudiants concernés de passer l’ensemble de leurs examens en janvier.

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5 Commentaires

  • Posté par Fonder Daniel, mercredi 5 janvier 2022, 10:56

    De la graine de syndicalisme malsain, une fonctionnarisation des mesures de crise dans un paysage du supérieur qui connaît tant de diversité que ce serait une folie de vouloir des règles communes et absolue. Un oubli total de l’esprit qui anime tout cet enseignement, celui de former au mieux notre jeunesse dans cette période difficile.

  • Posté par massacry olivier, mercredi 5 janvier 2022, 17:00

    Ce n'est pas tant une règle unique qui est demandée mais un principe commun, le report dans une même session d'examen.

  • Posté par Smyers Jean-pierre, mercredi 5 janvier 2022, 10:16

    Ce qu'oublie la FEF, c'est que des malades pendant les sessions, il y en a pour des séries de raisons, et que normalement l'étudiant dans l'incapacité de présenter l'examen se voit reporté en deuxième session. Cette session n'est pas une 'sanction', mais une possibilité de rattrapage. Il y a élément que la FEF perd systématiquement de vue, c'est la charge que cela représente pour le professeur. Ainsi, celui-ci, qui interroge souvent déjà des dizaines d'étudiants, devrait encore aller au delà que ce qui est raisonnablement possible? C'est fou comme on est incapable de se mettre à la place de l'autre, c'est toujours "moi, moi et encore moi"...

  • Posté par Smyers Jean-pierre, mercredi 5 janvier 2022, 10:57

    Madame Cantigneaux, pour côtoyer différents professeurs, je puis vous assurer que depuis deux ans, il n'ont jamais hésité à mettre les mains dans le cambouis. Je ne plaide pas pour les dispenser de faire des efforts, mais j'attire l'attention sur l'incapacité de comprendre qu'une société, c'est l'articulation d'une série de facteurs et de personnes. Ne penser qu'à sa propre boutique, sans tenir compte des autres, est une attitude trop répandue. Je voudrais ajouter que hier matin, sur la Première, il y avait un témoignage intéressant d'une étudiante qui déplorait que les cours qu'on lui dispensait en présentiel se faisaient dans de mauvaises conditions: trop d'étudiants, pas de fenêtres, locaux occupés de 8h du matin à 22h, conditionnement d'air coupé. C'était à l'ULB, là où M. Gilbert est vice-recteur. En dépit de nombreuses protestations auprès de la rectrice, Mme Schaus, AUCUNE réaction pendant des semaines. Résultat des courses: des étudiants et des professeurs frappés du Covid (chopé avec certitude dans ces locaux). Je pense donc que beaucoup paient leur tribut, mais que d'aucuns ne font pas leur boulot.

  • Posté par Cantigneaux Marie-Jeanne, mercredi 5 janvier 2022, 10:35

    @ Mr Smyers. Si j'ai bien lu l'article, la mesure ne concerne que les étudiants mis en isolement ou en quarantaine à cause du covid. La situation est exceptionnelle. Les enseignants du supérieur ne pourraient ils aussi faire preuve de courage et d'abnégation en répondant à la demande de la ministre? Dans cette crise sanitaire, il y a énormément de gens qui font des efforts en prestant des heures supplémentaires bien au delà de ce qui est raisonnablement possible. Je pense, entre autres, aux soignants. Les enseignants du supérieurs se sentent- ils dispensés de participer à l'effort collectif? Je vous souhaite une bonne journée.

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