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Shinji Kagawa en Pro League: comme Sergio Conceiçao ou Samir Nasri?

Si le transfert de Shinji Kagawa à Saint-Trond se confirme, il s’agirait du plus gros coup médiatique de ce mercato d’hiver. Mais entre porter un nom connu et briller en Jupiler Pro League, il y a parfois de la marge. Flash-back sur des éléments au nom ronflant, arrivés en été comme en hiver, et sur leur apport réel dans leur nouveau club.

Temps de lecture: 4 min

Voir des stars internationales vieillissantes et/ou sur une voie de garage rebondir chez nous n’a rien de nouveau. Même quand le niveau de notre championnat incitait le respect (voire même la crainte) chez nos voisins, avoir in gros nom n’était pas un gage de réussite. Pour un Arie Haan arrivé en pleine force de l’âge à Anderlecht (avec trois coupes des clubs champions dans la poche avec l’Ajax !) et qui a donné le ton à Anderlecht et au Standard ou un Wlodzimierz Lubanski à Lokeren, nombreux sont ceux qui ont juste mérité une note de satisfaction (l’ancien de Liverpool David Fairclough à Beveren) ou n’ont pas répondu à l’attente (les anciens champions d’Europe Anton Ondrus au FC Bruges et Horst Hrubesch au Standard).

Alors que peut-on attendre d’un Shinji Kagawa ? C’est sûr le pedigree est intéressant. Recruté à bas prix par le Borussia Dortmund de Jürgen Klopp en D2 japonaise, il a été l’artisan des deux derniers titres des « Schwarz-Gelben » en Bundesliga (2011 et 2012, en plus de la Coupe pour sa 2e saison). Durant l’été 2012, Kagawa a été l’autre recrue marquante de Sir Alex Ferguson avec Robin van Persie. Toutefois le Nippon n’a jamais totalement justifié l’investissement de 16 millions, étant rappelé deux ans plus tard et à moitié prix par le Borussia.

Au fil des saisons, son temps de jeu s’est étiolé à Dortmund (surtout entre 2016 et 2018) et ses passages par Besiktas, Saragosse et au PAOK Salonique (12 matches en 18 mois) ont fait baisser sa cote.

Dans un environnement japonais au Stayen (6 compatriotes !), peut-il redevenir une attraction de la Jupiler Pro League. Parmi quelques exemples récents, tous n’ont pas nécessairement été des réussites.

Les réussites

Sergio Conceiçao : De l’avis de plusieurs membres du Standard champions en 2008 et en 2009, le « Maestro » a contribué à doter les Liégeois de la nécessaire grinta. Il n’a manqué qu’un trophée collectif, puisqu’il est parti sur une finale de Coupe perdue en 2007 contre le Club. S’il a remporté le Soulier d’Or 2005, sa longue suspension suite au maillot jeté à l’arbitre Peter Vervecken en 2006 est un gros point négatif et a sans doute contribué à la porte du titre cette même année.

Adriano Correia : en 2020-2021, l’ancien joueur de Barcelone où il a côtoyé les plus grands, a contribué à une certaine sérénité sportive pour Eupen. Le changement de politique chez les Pandas l’a poussé vers la sortie.

Mi-figue, mi-raisin

Jorge Costa : pour le grand public, il a laissé une impression négative. Mais à l’instar d’un Conceiçao, sa présence du défens a contribué au développement d’Oguchi Onyewu.

Victor Valdes : sans avenir à Manchester United après une blessure, sa présence à Liège s’est limitée à 8 apparitions et il a poussé Guillaume Hubert vers le banc. Lui qui avait dû rester sur le banc de Barcelone lors des campagnes victorieuses en Copa del Rey, il a disputé et remporté la finale de la Croky Cup. Il a rebondi ensuite une dernière fois en Premier League.

Les échecs

Quinton Fortune : encore un ancien de Manchester United qui s’est retrouvé en Belgique. Le Sud-africain n’a pas pu empêcher la culbute de Tubize à l’issue de la saison 2008-2009.

Ricardo Sa Pinto : Il avait pratiquement remisé les crampons mais a relevé un dernier défi à la demande de Lucien D’Onofrio en août 2006. Avec l’émergence du duo De Camargo-Jovanovic, il s’est surtout cantonné dans un rôle de joker.

Olivier Dacourt : ancien Bleu, passé par Everton, Leeds, Rome et l’Inter, sa dernière aventure à Fulham avait déjà été ratée et l’avait poussé à raccrocher. Lucien D’Onofrio l’a sorti de sa retraite à l’automne 2009 mais il n’a guère trouvé en Laszlo Bölöni un coach motivant. Il s’est barré s quelques mois plus tard après une interview « d’adieu ».

Samir Nasri : la saison 2019-2020 restera la dernière de sa carrière active. Appelé par son ancien équipier à City Vincent Kompany pour accompagner le « process », une nouvelle blessure et la pandémie lui ont donné un coup fatal.

Lazar Markovic : recruté en 2014 à Benfica pour 25 millions par Liverpool, le Serbe n’était pas à 100 % fit lors de son prêt à Anderlecht en janvier. 8 apparitions sous le maillot anderlechtois.

Raul Bravo : il est arrivé au Beerschot en août 2012 avec l’étiquette d’ancien du Real Madrid et de l’Olympiacos. Ses prestations n’ont pas empêché la descente et la faillite du club anversois.

Marko Marin : le début de la carrière de l’international allemand avait commencé sur des chapeaux de roue. Repris par la Mannschaft en 2010, transféré à Chelsea en 2012. Il a enchaîné les prêts sans succès pour arriver à Anderlecht en janvier 2015.

Joan Capdevila : certes, il était en fin de carrière quand l’ex-international espagnol (champion d’Europe 2008 et champion du monde 2010) a débarqué au Lierse en janvier 2015. A fortiori dans un club en déliquescence. Une blessure a limité son passage en Belgique à 4 matches.

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