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Le choix de ne pas faire d’enfants: ultime libération ou égoïsme crasse?

Le refus de la maternité est un choix mal compris et tabou. Réfléchi et aux raisons multiples, il dérange encore. Les « nullipares » sont taxées d’égoïsme pour s’être libérées des normes familiales.

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Journaliste au service Forum Temps de lecture: 6 min

Aujourd’hui, on constate une forme d’égoïsme. On voit que certains ne veulent pas avoir d’enfant. Parfois, ils en ont un, et c’est tout, mais ils ont des chiens et des chats qui prennent la place des enfants. Cela peut faire rire, mais c’est une réalité », a déclaré le pape lors de la première audience générale hebdomadaire de l’année. Une remarque parmi d’autres que celles et ceux qui ont fait le choix de ne pas enfanter entendent comme un disque rayé : « Et toi alors, c’est pour quand ? », « tu verras tu changeras d’avis ! »

Cinquante ans après le slogan féministe « un enfant si je veux, quand je veux », il semble que la première partie de la phrase ait été escamotée. Le choix de la non-parentalité fait par 5 % des Françaises selon l’Ined suscite encore questions, incompréhension, et injonctions à la norme.

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18 Commentaires

  • Posté par dercq jul, lundi 10 janvier 2022, 20:23

    Presque 8 milliards d'humains sur terre c'est beaucoup trop. Elles ont raison.

  • Posté par stals jean, lundi 10 janvier 2022, 20:23

    S'il y a bien un terrain ou ce foutu jésuite et patron de la secte la plus riche du monde, devrait se faire petit, tout petit c'est à propos du choix que les adultes ont de faire ou non des enfants...Cet article qui commence par : Aujourd'hui on constate une forme d'égoïsme... on n'a même plus envie de continuer de lire , ou alors on se force pour rester poli... Fanny Declercq est-elle jamais sortie de son cercle de bobo friqué? A-t-elle connu l'Afrique et tous les autres Continents où les enfants par millions "crèvent" dans les caniveaux des mégalopoles et des bidonvilles modernes, où les gamines de 12 ans mangent à condition de se prostituer...Et les femmes de l'islam qui ne savent même pas elle non plus, qu'un mot comme: "féministe", cela existe...Alors, philosopher, discourir sur la "non parentalité" des français.e.s , des belges , qu'est-ce, par rapport à 4 ou 5 milliards d'autres adultes qui ont des relations sexuelles à la manières de n'importe quels autres mammifères, dont nous faisons partie ne l'oublions pas, mais qui eux, n'ont pas souvent pris non plus le temps de philosopher, avant de "conclure"...Si ne pas vouloir devenir parent, est aux yeux de certain.ne.s un égoïsme crasse, il est bien regrettable, exemple entre tant d'autres, que la mère et le père d'Hitler n'ont pas été, eux, des "monstres d'égoïsme"...

  • Posté par Frippiat Yves-Marie, dimanche 23 janvier 2022, 10:44

    La colère -même éventuellement légitime- n'est pas bonne conseillère. Certes, l'article est très "autocentré", mais c'est parce que le débat relancé par le commentaire du pape ne concerne effectivement que nos sociétés "avancées". Bien entendu, la croissance globale de la démographie humaine est un problème sérieux, notamment pour ses conséquences écologiques. Mais il me paraît évident qu'une chute verticale de la fécondité dans nos contrées ne résoudrait pas grand-chose sur ce plan-là tandis qu'elle accroîtrait un déséquilibre déjà problématique entre pays riches et démographiquement vieux, d'une part, pays pauvres à la démographie galopante d'autre part. Et dans ce sens-là, les observations du "foutu jésuite" ne sont pas si ineptes que ça...

  • Posté par Rinchon Bernard, lundi 10 janvier 2022, 18:50

    N’est-il vraiment pas possible de corriger les deux fautes de grammaire ? La même deux fois. À moins de parler québécois. Merci

  • Posté par Gensterblum Viviane, samedi 8 janvier 2022, 16:55

    Je m'étonne que l'article, qui commence en parlant pourtant de "celles et ceux qui ne souhaitent pas fonder de famille" ne s'attarde pourtant que sur la question des femmes qui ne veulent pas enfanter. Les femmes sont-elles les seules à fonder des familles ? Qu'en est-il des hommes qui choisissent de ne pas devenir pères ? Quelles sont leurs motivations ? En traitant ainsi le sujet, ne renforce-t-on pas cette idée que c'est à la mère de porter la charge de la famille, alors que justement, le poids de la charge (notamment mentale) d'une famille revient encore trop souvent, en tout ou en majorité, à la femme, dans les couples hétérosexuels, et qu'il s'agit peut-être là d'une des motivations qui poussent les femmes à ne pas devenir mères ?

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