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Emeutes au Kazakhstan: le président dénonce une «tentative de coup d’Etat»

Le président du Kazakhstan a assuré lundi que les émeutes meurtrières qui ont secoué son pays étaient une « tentative de coup d’Etat » menée par des « combattants armés », assurant que ses forces ne tireraient « jamais » sur des manifestants pacifiques. Les troupes conduites par Moscou et déployées au Kazakhstan à la suite de ces troubles vont se retirer « bientôt », a-t-il ajouté.

Temps de lecture: 2 min

Des groupes de combattants armés qui attendaient leur moment sont entrés en action. Leur objectif principal est apparu clairement (...). Il s’agissait d’une tentative de coup d’Etat », a indiqué Kassym-Jomart Tokaïev lors d’une réunion par visioconférence avec son homologue russe Vladimir Poutine et d’autres chefs d’Etat alliés. « Jamais nous n’avons utilisé ni n’utiliserons la force militaire contre des manifestants pacifiques », a-t-il dit.

Il a précisé que 2.030 hommes ont été déployés dans le cadre de cette mission après son appel à l’aide à cette organisation, dominée par Moscou et regroupant des pays d’ex-URSS.

« Terrorisme international »

Selon le président kazakh, des forces « terroristes » organisées, incluant aussi bien des « islamistes » que des « criminels », des « casseurs » et des « petites frappes », ont profité d’un mouvement de contestation sur la hausse du prix du carburant pour tenter de renverser le pouvoir. « Nous avons réussi à reprendre le contrôle de la situation », a-t-il dit.

De son côté, le président russe Vladimir Poutine a affirmé que les forces de son pays et alliées envoyées au Kazakhstan pour épauler le pouvoir, visé selon lui par le « terrorisme international », quitteraient le pays après la fin de leur mission. « Une fois que le contingent aura rempli ses fonctions, il se retirera du territoire du Kazakhstan », a indiqué M. Poutine lors de cette réunion par visioconférence.

Le dirigeant russe a estimé que son voisin et allié avait été victime « d’une agression du terrorisme international », affirmant que ces « bandes d’hommes armés », disposant « clairement d’une expérience de combat », avaient été formées dans des « centres à l’étranger ».

Il a ensuite averti que Moscou ne tolérera pas de « révolutions colorées » en ex-URSS, formule récurrente pour décrire des révoltes orchestrées, selon le Kremlin, par l’Occident dans des pays ex-soviétiques depuis les années 2000.

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1 Commentaire

  • Posté par ADAM Jean-Victor, lundi 10 janvier 2022, 14:23

    En signant les accords de Munich, en 1938, sacrifiant ainsi la Tchécoslovaquie au profit de Hitler, le président du Conseil français Édouard Daladier et le premier ministre anglais Arthur Chamberlain pensaient avoir sauvé la paix. Churchill avait été l’un des rares à dénoncer ce renoncement. «Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre», avait-il prévenu. Elle viendra un an plus tard....!!

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