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Avec Jean-Luc Crucke, un ministre, ça l’ouvre et ça démissionne

Le ministre wallon du Budget, Jean-Luc Crucke, démissionne et s’apprête à quitter la politique. Il dit être arrivé au bout d’une logique. Le libéral avait le sentiment d’être devenu un problème.

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Chef du service Politique Temps de lecture: 3 min

Un ministre, ça ferme sa gueule. Si ça veut l’ouvrir, ça démissionne », disait l’homme politique français Jean-Pierre Chevènement en 1983, dans un aphorisme demeuré célèbre. En Belgique, il est plutôt de tradition de la fermer, et surtout pas de démissionner. Ou, dans une variante plus récente, de la fermer à l’intérieur, au gouvernement ou au Comité de concertation, puis l’ouvrir à l’extérieur, pour s’offusquer du compromis auquel on vient juste de participer. Toujours sans démissionner.

C’est ce qui fait toute la rareté du geste de Jean-Luc Crucke, qui, lui, l’a ouverte puis a démissionné, tout simplement. Il a défendu, contre son président et son groupe parlementaire, un décret pour une fiscalité « plus juste », l’a fait voter, puis s’est retiré. « Je peux négocier, concéder, crier, bloquer, avancer… mais en aucune manière me diluer. Je suis profondément libéral et je tiens à certaines valeurs qui font mon ADN », dit Jean-Luc Crucke.

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10 Commentaires

  • Posté par Wauters Francis, mardi 11 janvier 2022, 15:08

    Bien d accord avec votre conclusion qui paraphrase « quand tous les dégoûtés seront partis il ne restera plus que les dégoûtants ». Le plus inquiétant c est de voir éliminer un homme de compromis qui œuvrait pour le bien commun, par un GLB hyper clivant. Ça me semble être une tendance de fonds qui correspond bien à ce qu on lit sur les réseaux sociaux. Cette incitation à la division me semble être un véritable danger pour nos sociétés.

  • Posté par Giefvan Agathe, mardi 11 janvier 2022, 12:45

    Je n'aime pas Garçon-Bouchez. Mais quand l'éditorialiste le pourfend pour avoir défendu la liberté d'expression de ceux qui ne pensent pas comme lui, je m'inquiète de la perte de repères démocratiques de nos journalistes "bien-pensants". Pour eux, pas de salut en dehors de leur Pensée unique, et interdit de dire autre chose ! Ben... ça s'appelle du totalitarisme et de l'intolérance.

  • Posté par D L, mardi 11 janvier 2022, 10:57

    Le décret mal nommé "pour une fiscalité plus juste" de JLC sera une tâche indélébile dans sa carrière que la classe moyenne et les petites gens subiront au profit des trop nombreux assistés sociaux belges et étrangers qui ruinent leurs bien-être. Par contre, cela ne changera rien pour ceux qui bénéficient des conseils d'experts pointus. Au revoir JLC

  • Posté par Lambert André, mardi 11 janvier 2022, 22:51

    @Wauters Francis : très bonne réflexion. Et pourtant ces dérives frauduleuses sont "monnaies courantes" chez certains, forts nombreux, de ces "braves indépendants????" qui se revendiquent de la classe moyenne, mais "haut de gamme" dans les pratiques mafieuses !!!

  • Posté par Wauters Francis, mardi 11 janvier 2022, 22:27

    Une tâche indélébile, la volonté de taxer de manière équitable? Vous semblez avoir une idée très personnelle de ce qui fait tâche. Je crois faire partie de la classe moyenne mais ne m identifie en aucun cas à ceux qui immatriculent leur Porsche Cayenne en utilitaire et veulent dans le même temps un enseignement sélect pour leurs enfants

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